La branche indienne de Xiaomi vient d’annoncer avoir écoulé un million d’appareils dans le pays. La marque n’y est pourtant présente que depuis l’été 2014.

Xiaomi

Xiaomi, présent jusqu’alors en Chine, à Singapour ou en Malaisie, a fait son entrée en Inde à la mi-juillet 2014, commercialisant son Mi 3 via le revendeur Flipkart. Depuis, d’autres modèles sont arrivés dans le pays, dont le Redmi 1S à petit prix ou encore le Redmi Note. En un peu plus de cinq mois, Xiaomi, désormais adepte de la publication régulière de chiffres, annonce y avoir écoulé un million de smartphones par le voix de Manu Kumar Jain, responsable de la branche indienne de Xiaomi.

En novembre, Hugo Barra indiquait que Xiaomi prévoyait de se concentrer sur le marché indien avant de se lancer dans une expansion internationale d’envergure. Il était alors question d’une livraison de 200 000 unités de téléphones chaque semaine, contre 50 000 aux débuts de la marque en Inde. Elle doit y faire face à des marques telles que Micromax ou Karbonn, très présentes dans le pays, et qui collaborent notamment avec Google dans le cadre du programme Android One.

Cette expansion rapide, qui a valu à Xiaomi la vente de près de 18 millions d’unités au cours de l’année 2014 et une récente levée de fonds à hauteur d’un milliard de dollars, ne va pas sans heurt. La marque a ainsi essuyé une interdiction temporaire de vendre ses smartphones en Inde en raison d’une violation de brevets Ericsson, sur ordre de la cour de Delhi il y a une dizaine de jours. Cette décision a toutefois été rapidement levée, autorisant la commercialisation des Redmi 1S et Note, mais soulève la question centrale des droits d’usage de brevets dans l’expansion internationale de la marque.

L’année 2015 sera celle de la consolidation de ce démarrage en fanfare, mais aussi celle d’une entrée dans une poignée de pays supplémentaires. Le Brésil, déjà évoqué par Xiaomi, devrait faire office de plateforme de choix pour lui permettre de s’implanter en Amérique du Sud. Le Redmi Note 4G vient d’y être approuvé par les autorités locales, transformant la phablette en fer de lance dans le pays.