Xiaomi songe à lancer ses Mi Note et Mi Note Pro aux États-Unis. C’est du moins ce que laisse entendre le président de la firme chinoise.

Xiaomi Mi Note

Même si Huawei lui a vraisemblablement ravi la première place sur le marché chinois au dernier trimestre, d’après une nouvelle étude de l’institut Canalys. Qu’importe : Xiaomi conserve une place prépondérante sur le marché chinois, mais peine à sortir des frontières de l’Empire du Milieu. On retrouve toutefois la marque en Inde, où elle a dû faire face à des problèmes juridiques – elle ne peut y vendre que des smartphones équipés chez Qualcomm, sous peine de violation de brevets signés Ericsson – mais aussi à Singapour, en Malaisie, en Thaïlande ou en Russie.

Depuis le recrutement d’Hugo Barra en 2013, un ancien ponte de Google, en tant que vice-président en charge du développement international de Google, on attend essentiellement la sortie de Xiaomi des marchés émergents et son entrée aux États-Unis et en Europe. La marque a régulièrement affirmé sa volonté d’y commercialiser ses produits, comme elle le faisait en janvier dernier, avant de prendre acte des difficultés inhérentes à ce développement, et d’indiquer que ce processus lui prendrait probablement quelques années.

À l’occasion d’une conférence menée en Californie cette semaine, Lin Bin, le président de Xiaomi, s’est à nouveau exprimé sur ses ambitions américaines, lui qui les avait ré-évoquées dans le courant de l’été. Comme le rapporte Re/code, la firme précise « réfléchir » à y commercialiser ses gammes Mi Note et Mi Note Pro, à savoir ses smartphones les plus haut de gamme. Là encore, difficile de tabler sur des dates précises, Lin Bin préférant rester dans le flou. Nul doute qu’il pense avant tout à régler les différentes questions de brevets qui, en cas de lancement sur le marché américain, pourraient l’enferrer d’office dans l’une des innombrables batailles judiciaires qui sévissent aux États-Unis, et notamment dans le domaine du mobile.