Qualcomm vient d’annoncer avoir signé un nouvel accord avec Xiaomi. Celui-ci porte sur l’utilisation des licences relatives aux brevets 3G et 4G du géant de San Diego. Ce nouveau contrat respecte les nouvelles obligations faites à Qualcomm par la Chine.

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Par l’intermédiaire d’un communiqué de presse, Qualcomm vient d’annoncer avoir signé un nouveau contrat de licence avec le constructeur chinois Xiaomi. Ce contrat porte sur les brevets 2G, 3G et 4G (LTE-TDD, TD-SCDMA, GSM, WCDMA et CDMA2000) détenus par Qualcomm. Cette licence concerne le développement, la construction et la vente d’appareil utilisant ces brevets réseau. Qualcomm précise que ce nouveau contrat respecte les nouvelles obligations imposées par le gouvernement chinois à Qualcomm.

 

Une conséquence de l’amende chinoise

Pour rappel, en début d’année, Qualcomm avait écopé d’une lourde amende de la part du gouvernement chinois à cause de ces fameux contrats portant sur les brevets. Les constructeurs étaient en effet obligés de payer pour un pack de licences, même si celles-ci n’étaient pas utilisées. Parallèlement à l’amende, Qualcomm a été obligé d’annuler l’ensemble des contrats de licence en Chine et de les renégocier, avec de nouveaux termes. Lors de l’annonce des résultats financiers du 3e trimestre 2015, le géant de San Diego annonçait des problèmes de royalties avec deux principaux constructeurs. Selon le Wall Street Journal, il s’agissait de Xiaomi et Lenovo. Avec cette nouvelle annonce, Qualcomm indique donc que tout va bien avec Xiaomi en Chine concernant le paiement des royalties. Sûrement un signal pour tenter de rassurer les investisseurs. On attend donc maintenant la même annonce d’un accord avec Lenovo.

 

Une situation identique en Corée du Sud ?

Il faudra sûrement s’attendre à de nouveaux contrats dans les mois à venir avec notamment LG et Samsung puisque la Corée du Sud a annoncé le mois dernier commençait à s’intéresser de près aux contrats portant sur les brevets entre Qualcomm et les constructeurs locaux. Le pays a donc ouvert une enquête pour pratique anticoncurrentielle et se réserve le droit d’infliger une amende à Qualcomm. Si c’est le cas, on imagine que les contrats devront être revus, comme en Chine.