Un mystérieux terminal Xiaomi vient de faire son apparition sur Internet. Ils indiquent que ce Xiaomi mystère pourrait être le premier à bénéficier d’une puce maison.

Xiaomi Mi Max 4De nouvelle informations commencent à émerger concernant le futur Xiaomi non annoncé, qui serait le Redmi 4 ou le Mi 5C. Nous avions ainsi appris que celui-ci disposerait notamment d’un processeur à huit coeurs et d’une coque métallique afin de marquer une montée en gamme souhaitée par le constructeur et que nous avions d’ailleurs remarquée dans notre test du Redmi Note 4.

 

La première puce maison de Xiaomi ?

Avec différents tests menés sur ce Xiaomi mystère, nous avons aujourd’hui plus d’informations sur ce smartphone. Il ne s’agirait pas du Mi 5C, ou d’un Redmi 4, mais du Xiaomi Meri. En termes de performances, il se situerait en dessous d’un LG V10, utilisant pour rappel un Snapdragon 808 (aussi présent dans le Nexus 5X). Pour un smartphone de 2017, ne pas être au niveau des flagships de 2015 serait un peu décevant. Mais une explication à cette relative contre-performance serait l’usage inédit d’une puce maison de Xiaomi.

xiaomipinecone

Ce Xiaomi, Meri donc, fait référence dans les informations de son appareil photo à une puce dénommée Pinecone. Hors, depuis 2014, Xiaomi s’est lancé dans le développement de puces maison via une filiale dénommée Beijing Pinecone Electronics. S’agit-il uniquement d’un composant relatif au traitement de l’image (un ISP) ou bien Xiaomi cherche-t-il à tester un nouveau processeur ?

 

Un enjeu bien plus grand que Xiaomi ?

Il est difficile de douter du sérieux de l’implication de Xiaomi dans le développement d’un SoC maison puisque cette filiale a de plus été lancée en partenariat avec le fabricant de puces Leadcore Technology, une entreprise financée par l’état Chinois.

À l’heure où Xiaomi est une marque avec une renommée de plus en plus importante, s’agirait-il de transformer Xiaomi, comme Huawei avec ses puces Kirin, en ambassadeur du savoir-faire chinois ? Une thèse accréditée par l’agence de presse Reuters, qui indiquait déjà en début d’année une volonté de l’État de basculer sur des puces de conception chinoises.

 

Mediatek & Qualcomm doivent-ils s’inquiéter ?

Bien plus prosaïquement, il s’agirait déjà pour Xiaomi d’avoir un bien plus grand contrôle sur ses smartphones. On peut alors se demander si Qualcomm et MediaTek, principaux fournisseurs de la marque jusqu’ici, voient d’un bon oeil l’effort de la marque pour essayer de s’émanciper des grands fabricants de puces. Alors que le Redmi Note 3 à probablement déjà dépassé le million uniquement en Asie, on imagine facilement que Xiaomi a fait le calcul sur les bénéfices supplémentaires si celui-ci disposait d’une puce maison.