Xiaomi joue les trublions depuis des années dans un secteur dominé par les géants Samsung, Huawei ou Apple. Leur rentrée 2017 est particulièrement bien goupillée avec deux smartphones qui font parler d’eux : un Mi A1 équilibré en milieu de gamme, certifié Android One, et l’impressionnant Mi Mix 2, nouvelle tentative visiblement plus convaincante de smartphone à écran sans bords. Et une insistance plus sensible sur leur stature internationale. Une tendance qui va (enfin) s’accélérer ?

Xiaomi : objectif rentrée réussi

Dans un contexte très chargé en grosses sorties (LG V30, Huawei Mate 10 et 10 Pro, iPhone X, Samsung Galaxy Note 8…), Xiaomi a réussi une rentrée en deux temps franchement réussie. D’abord en se présentant comme le nouveau partenaire privilégié de Google pour Android One. Le Xiaomi Mi A1, dérivé du Mi 5X, est un milieu de gamme plutôt équilibré , qui bénéficiera de mises à jour directement gérées par Google, associées à une version « pure » d’Android.

Le deuxième temps s’est déroulé à un jour de la présentation de l’iPhone X par Apple, et le Xiaomi Mi Mix 2 joue très bien de cette proximité : successeur du Mi Mix, il reprend le concept d’un écran sans bords avec une plus grande maitrise et un format visiblement beaucoup plus agréable à prendre en main. Comme ça a déjà été dit, le Mi Mix était un prototype, et le Mi Mix 2 sa version définitive. Et si on attendra évidemment la possibilité de le tester de manière plus complète, Xiaomi semble s’être invité avec un trouble-fête de qualité.

4G : compatibilité accrue en France

Au-delà de caractéristiques techniques des smartphones en accord avec leurs gammes respectives (une batterie peut-être trop juste pour le Mix 2 ?), une d’entre elles nous intéresse particulièrement : les nouveaux Xiaomi – enfin à l’exception du Mi Note 3 – sont compatibles avec la plupart des fréquences 4G françaises, à part celle des 700 MHz, (encore) peu utilisée. Si les obstacles à l’achat d’un smartphone chinois en import demeurent plus nombreux que la seule fréquence 4G, c’est tout de même un point gênant qui saute sur ces deux modèles particulièrement attractifs.

Des réussites en Asie et Europe de l’Est

Evidemment, la compatibilité est une chose, et la disponibilité une autre. Néanmoins, s’ils ne sont toujours pas distribués en France ou aux États-Unis, les terminaux de Xiaomi sont disponibles dans de nombreux pays, et la présentation du Mi Mix 2 a été l’occasion de rappeler leur présence dans le top 5 de 12 d’entre eux, dont la Russie, la République Tchèque, la Grèce, l’Ukraine ou Israël. Et des positions de n°4 en Russie ou n°2 en Inde ont de quoi forcer le respect. On peut ajouter à la liste ceux qui ne font pas figurer le constructeur dans le top 5 : Pologne, Roumanie, Egypte, Chili, Mexique, Hongrie… En tout, le Mi A1, pour ne citer que lui, sera lancé dans 37 pays.

Evidemment, il y a toujours une frontière qu’on ne voit pas céder de sitôt, mais ces chiffres révèlent tout de même une réalité du marché en décalage avec l’idée selon laquelle Xiaomi « ne vend pas à l’international » comme on l’entend parfois. Pour autant, l’Europe de l’Ouest et les États-Unis sont absents, c’est un fait. Parmi les raisons qui empêcheraient le fabricant de s’installer dans ces territoires, on cite souvent les problèmes de propriété intellectuelle qui pourraient être rencontrés dans des pays plus regardants en la matière, mais après tout, certains de leurs compatriotes ne masquent pas beaucoup plus leurs influences et ça n’a pas l’air de leur poser problème. En attendant, donc, c’est retour à la case import, qui nécessite toujours de suivre quelques règles, avec toutefois la certitude d’une 4G qui marche et, pour le Mi A1, d’un Android géré par Google. C’est déjà pas mal !