Les constructeurs se livrent bataille sur tous les fronts, et il se trouve que Xiaomi a détrôné Samsung en Inde, d’après les rapports de différents cabinets.

Après chaque trimestre, les compagnies font leurs comptes des ventes et bénéfices engrangés (ou pertes pour certaines entreprises). Sur le marché indien, Samsung domine le marché depuis plusieurs années, mais cette tendance a commencé à s’inverser pendant l’année 2017. Dès la mi-novembre, d’après IDC, Xiaomi était numéro un des ventes de smartphones.

Les chiffres parlent

Les résultats du dernier trimestre viennent de tomber, et plusieurs cabinets d’analyse confirment le précédent verdict : Xiaomi a dépassé Samsung sur la période Q4 de 2017. D’après les chiffres de Canalys, le géant chinois a expédié 8,2 millions de smartphones, contre 7,3 millions pour le Sud-Coréen sur la même période. À eux deux, ils dominent plus de la moitié du marché des smartphones en Inde. Xiaomi détient 27 % des parts et Samsung s’aligne en deuxième position avec 25 %, alors que les principaux fabricants chinois (Lenovo, Oppo, Vivo) viennent compléter le top 5.

Counterpart partage des statistiques similaires, avec Xiaomi et ses 25 % de parts de marché en première position, tandis que Samsung arrive second avec 23 %. Lenovo, Oppo et Vivo se partagent les restes avec 6 % chacun. En 2017, sur l’année complète, les ventes de smartphones Samsung ont légèrement décliné (passant de 25 à 24 %), tandis que les terminaux de Xiaomi ont connu une forte demande (6 à 19 % du marché).

Les smartphones petit budget se vendent comme des petits pains en Inde, il n’est donc pas étonnant de retrouver les Redmi Note 4 et Redmi 4 dans le top des ventes 2017 et le modèle Galaxy J2 de Samsung en troisième.

L’ascension de Xiaomi

Comment expliquer ces bons résultats ? Les chercheurs sont tous d’accord sur le fait que Xiaomi a renforcé sa présence au niveau local tout en pratiquant une politique tarifaire agressive avec de nombreuses campagnes de promotion sur les sites de e-commerce Amazon et Flipkart. Samsung connaît une perte de vitesse à cause d’un manque de renouvellement de son portfolio low-cost.

Après la publication de ces communiqués, Xiaomi n’a pas attendu longtemps pour célébrer cette annonce sur les réseaux sociaux. Et Samsung de réfuter ces analyses par la voix d’un porte-parole en avançant de son côté les chiffres de GfK, 45 % de parts de marché sur la valeur et 40 % sur le volume, qui lui permettent de rester en tête « et de loin ». À noter que ces données métriques sont basées sur les ventes finales et réelles plutôt que sur la marchandise livrée aux circuits de distribution (boutiques, opérateurs, revendeurs), dont les unités peuvent traîner en stocks dans les entrepôts avant d’être possiblement retournées comme invendues vers le constructeur.

Xiaomi a répliqué en argumentant que l’institut GfK ne prenait pas en compte le secteur des ventes en ligne, qui compte pour 33 % du marché global et occupe une position importante dans le business de la firme chinoise. Dans tous les cas, Samsung a de quoi s’inquiéter face à la montée en puissance des nouveaux dragons chinois.

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