Séance d’auto-congratulation pour le Yota Devices qui fait aujourd’hui état de sa satisfaction, quatre semaines après l’officialisation de son YotaPhone 2 en Europe. L’occasion de dévoiler ses intentions pour l’année 2015.

YotaPhone 2

Attendu de pied ferme par ceux qui connaissaient déjà le YotaPhone premier du nom, caractérisé par son écran e-Ink dorsal permettant d’afficher quelques informations pratiques, le YotaPhone 2 a été présenté le 4 décembre dernier. L’appareil de la firme russe, désormais facturé 699 euros, arbore un écran e-Ink dorsal tactile et sur lequel il est possible de déporter l’écran principal du smartphone : en somme, il est l’atout maître d’un appareil promettant des économies substantielles d’énergie mais aussi un confort incomparable dans la lectures d’eBooks et autres pages de texte.

Objectif Amérique du Nord et du Sud

Le YotaPhone était disponible uniquement en ligne quand son successeur, présenté lors d’un événement européen, a pris place dans les catalogues de certains revendeurs – Fnac ou Lick pour la France – et même opérateurs, dont Orange en Grande-Bretagne, en sus d’une disponibilité sur le site yotaphone.com. On trouve l’appareil en Italie, aux Pays-Bas ou encore en Pologne et en Roumanie. Hors des frontières européennes, le smartphone est en outre disponible à Moscou, à Dubaï ou encore à Hong Kong. Le Russe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « Nous avons développé, façonné, marqueté le YotaPhone 2 en si peu de temps que nous bousculons toute l’industrie du smartphone. Et nous n’en sommes qu’à la genèse de notre histoire », précise le PDG de Yota Devices, Vladislav Martynov. Il vise donc d’autres marchés pour l’année 2015, avec pour commencer la Chine et Taïwan en début d’année, puis les États-Unis, le Canada et l’Amérique Latine « très prochainement ».

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Si Yota voit si loin, c’est parce que la marque se félicite des ventes de son appareil au mois de décembre. « La boutique officielle Yotaphone à Londres, à Brick Lane dans les Storeditch, a vu la demande exploser », nous indique-t-on. Il « surpasse les prévisions de ventes depuis son lancement », annonce Yota, sans toutefois mentionner le moindre chiffre relatif à ses objectifs initiaux. Tout juste peut-on se tourner vers le MWC 2014, pendant lequel Martynov s’était montré un peu plus bavard. Le dirigeant de Yota avait alors indiqué qu’en deux mois, 12 000 unités du premier YotaPhone avaient trouvé preneurs, tandis qu’il ne s’attendait qu’à environ 10 000 ventes à l’époque. L’appareil pouvait être acheté en ligne mais ses ventes russes représentaient alors 80 % de ses résultats. Il faudra probablement attendre le MWC 2015, tout début mars, pour que Vladislav Martinov révèle à quel point il a revu ses ambitions à la hausse en lançant son YotaPhone 2.