ZTE devrait avoir du mal à intégrer des puces Snapdragon pour ses futurs terminaux. En effet, les États-Unis devraient annoncer demain une sanction assez dure pour ZTE puisque l’entreprise chinoise aurait énormément de mal à se procurer des composants fabriqués sur le territoire américain.

ZTE Blade V6 (3 sur 12)

Selon le site Reuters qui s’est procuré des documents officiels, les États-Unis vont annoncer demain une sanction à l’égard de ZTE. Ainsi, ZTE devrait avoir du mal à acheter des composants de fabrication américaine pour les insérer au sein de ses appareils, que ces composants soient vendus directement depuis les États-Unis ou depuis tout autre pays.

Les fournisseurs de ces composants devront en effet demander une autorisation d’exportation avant toute expédition, et celles-ci seraient, selon un document du département du Commerce américain, majoritairement rejetées. On imagine donc que ZTE aura le plus grand mal à se fournir de composants Qualcomm, et notamment les processeurs et modems Snapdragon, tout comme les produits d’Intel, à l’image de la mémoire vive et des processeurs.

 

Une violation qui date de 2012

Cette décision ferait suite à une violation, de la part de ZTE, « de mesures de contrôle des exportations américaines vers l’Iran« . Plus exactement, en 2012, « le groupe chinois avait signé des contrats sur l’expédition au principal opérateur iranien de télécommunications, TCI, des millions de dollars de produits et de logiciels de grands noms du secteur américain des hautes technologies ». Hier, ZTE a déclaré que le groupe était très « préoccupé » alors qu’il « coopère avec les enquêtes des autorités officielles américaines concernées depuis 2012 ». Il faut dire que cette sanction pourrait faire très mal à ZTE puisque le groupe indique que « de nombreuses technologies et composants proviennent de fournisseurs aux États-Unis ».

ZTE pourra tout de même faire appel de cette décision si les États-Unis l’officialisent demain. Il faudra donc attendre un peu avant d’en savoir plus.