En tout cas, c’est le souhait formulé par la société anglaise BioCarbon Engineering, qui a développé des solutions adaptées aux drones pour lutter contre la déforestation. Son but est ambitieux : replanter un milliard d’arbres par an sur Terre.

Lauren Fletcher

Lauren Fletcher, CEO de BioCarbon Engineering

Lauren Fletcher est le CEO de la société anglaise BioCarbon Engineering. Ancien ingénieur pour la Nasa, il veut lutter contre la déforestation à échelle mondiale en utilisant la technologie des drones. Selon lui, « il faut lutter contre la déforestation occasionnée par l’industrie en utilisant la technologie de l’industrie ». Actuellement, le nombre d’arbres abattus chaque année est estimé à 26 milliards. La société de Lauren Fletcher aimerait pouvoir en remplacer 1 milliard par an. Les premières cibles sont l’Afrique du Sud et la forêt amazonienne, des zones particulièrement touchées par la déforestation.

Afin de réaliser ce tour de force et d’ensemencer des milliers d’hectares de forêts et de jungles, BioCarbon Engineering procède en trois étapes : le mapping, les plantations et la surveillance (ou monitoring).

Mapping : pour réaliser le mapping, les drones embarquent des modules capables de détailler le terrain en maquettes 3D. De nombreuses photos sont prises par des flottes de drones afin de réaliser ces vues d’ensemble.

Plantations : lorsque Lauren Fletcher a voulu concevoir une solution qui ensemence efficacement les espaces déforestés, il a compris que le fait de répandre des graines sèches au-dessus des espaces ne suffirait pas. Ainsi, les plants sont d’abord mis en germination et sont ensuite embarqués sur les drones pour être disséminés au bon endroit, et selon la bonne météo. Des données de sol et de température sont collectées en parallèle et analysées régulièrement afin de réaliser un ensemencement optimal.

Surveillance (de croissance) : Afin de s’assurer du fonctionnement de la méthode, les plants sont analysés et suivis tout au long de la pousse, en fonction des sols et de l’emplacement géographique afin de réutiliser ces données plus tard et savoir ce qui fonctionne le mieux.

Cette solution s’avère pour le moment extrêmement efficace : il serait en effet possible de déverser 3000 graines par jour. Selon Lauren Fletcher, dans certaines conditions, le plantage à la main est le plus efficace, mais les drones permettent d’attendre des zones où l’humain n’a pas accès et les données qu’ils emportent avec eux nous sont extrêmement utiles pour anticiper et prévenir la déforestation.