Il y a quelques semaines, le Français Withings, spécialiste des objets connectés, a annoncé l’arrivée de son nouveau tracker d’activité : le Pulse O2. Dorénavant capable de mesurer la saturation en oxygène, le nouveau tracker hérite également d’une prise en charge du tracking au poignet : le Pulse peut donc être porté 24h/24. La bonne nouvelle pour les utilisateurs actuels (de la première génération) est que toutes ces nouveautés sont disponibles par simple mise à jour (automatique). Alors, que vaut cette nouvelle version du Pulse ?

Withings Pulse

Le Withings Pulse O2

Nous avions eu l’occasion de prendre en main le Pulse lors de sa sortie. Nous avions spécialement apprécié la qualité de fabrication, l’ergonomie, le poids plume (8g) ou encore l’autonomie de deux semaines. Après l’annonce de l’arrivée du Pulse O2, nous étions impatients de tester la tracker à notre poignet. Pour être honnêtes, nous étions circonspects ; le poignet subit davantage de mouvements parasites qui devraient rendre le tracking plus difficile. Alors, quel résultat ?

 

Un bracelet assez joli, mais…

En photo, le bracelet paraît assez joli (bien que le désgin puisse ne pas être au goût de tout le monde…). Le bracelet répond à une idée simple: une fois attaché, il y reste. Plus besoin de le balader entre la ceinture la journée, le poignet la nuit, au tee-shirt pour le jogging, etc. Maintenant, nous avons une jolie montre qui nous suit toute la journée. Évident finalement.

Withings Pulse

Le Pulse en version bracelet.

Sauf que pour le coup, la fabrication est assez décevante. Les produits Withings nous avaient habitués à une finition assez exemplaire et là, on est en droit de se demander ce qu’il leur est passé par la tête ! Outre quelques défauts de fabrication présents sur un de nos exemplaires de test, tous ceux que nous avons pu manipuler avaient le même défaut d’ergonomie : le Pulse (installé dans le sens indiqué) ne tient pas en place ! Un comble déception pour un produit de la marque française.

Withings Pulse O2

Un petit défaut d’ergonomie perceptible sur le bracelet.

En fait, pour installer le Pulse sur son bracelet il faut le glisser dans un sens suggéré par une flèche ; un « espace » est prévu pour le capteur optoéléctrique. Sauf qu’installé dans ce sens-là, le Pulse ne reste pas dans sa position ; il glisse. Si vous essayer d’appuyer sur le bouton (pour allumer l’écran), le pulse finit par se décaler d’un millimètre. C’est un détail, certes. Mais plutôt disgracieux et inacceptable pour un produit de cette gamme. Pour éviter le problème, la seule solution est d’installer le Pulse dans l’autre sens. Il faudra alors porter le bracelet à l’envers… Néanmoins, le Pulse reste bien fixé dans cette position, grâce notamment à la protubérance du capteur optoéléctrique qui exerce une pression supplémentaire.

 

Un tracker qui n’était finalement pas prévu pour ça

Une fois le pulse fixé (à l’envers donc) sur le bracelet, il faut dire que l’ensemble est assez joli. Les matières utilisées ne font pas cheap du tout et nous pensons que le bracelet devrait tenir dans la longueur –contrairement au bracelet nuit qui était fourni avec le Pulse de première génération. Malheureusement, certains défauts du Pulse que nous n’avions pas vraiment regrettés pour le premier modèle deviennent vraiment gênants une fois placé au poignet.

Withings

Withings Pulse O2

Par exemple, ce qui peut s’avérer un peu gênant est que le Pulse n’est pas conçu pour être étanche, un peu contraignant surtout parce qu’on ignore ce que le Pulse est vraiment capable de supporter (lavage de main, pluie). Mais, le défaut le plus énervant est le manque de luminosité de l’écran : à l’extérieur, notamment au soleil, on n’y voit rien ! Ce défaut était bien évidemment déjà présent, mais quand on porte le pulse à la ceinture, on ne finit par consulter le nombre de pas qu’avec son téléphone et non sur l’écran du tracker. Dommage.

Pour ce qui est du tracking, le calcul de pas semble plus ou moins correct, mais néanmoins un poil moins fiable qu’à la ceinture ; les mouvements parasites du poignet sont par nature (on imagine…) plus difficiles à interpréter. À noter cependant qu’une mise à jour du 17 juin rend le comptage de pas plus précis, semble-t-il. Pour le coup, le support Withings est assez réactif et c’est une point positif qui n’a pas changé depuis la première génération de Pulse. Le comptage de pas est de toute façon, d’une manière générale, simplement représentatif d’un effort tout au long de la journée ; ce n’est pas une variation de quelques pour-cent qui changeront les choses.

 

La mise à jour apporte aussi quelques nouveautés, dont une tarifaire…

La nouvelle mise à jour ajoute également le calcul de la saturation en oxygène. Les possesseurs de la première génération pourront donc, aussi, profiter de ces mesures du taux d’oxygène dans le sang. La SO2 est souvent utilisée en médecine, mais la mesure se fait avec les fameux oxymètres de pouls que l’on pince au bout du doigt et dont la précision est « garanti ». Dans un tracker comme le Pulse, il est plus difficile d’évaluer l’utilité et la précision de la chose. En fait, c’est un simple gadget et il faudra l’utiliser comme tel.

Autre petit point, le nouveau Pulse reconnaît dorénavant la phase d’éveil et il n’est plus nécessaire de stopper le mode sommeil le matin. C’est assez pratique finalement, même si cela pourra devenir gênant pour les personnes habituées à fréquenter les toilettes durant la nuit : c’est un poil trop sensible et il faut parfois réactiver le mode nuit [une mise à jour récente devrait avoir corrigé ce problème].

Tout cela pour en arriver au point dérangeant : le prix passe de 99 euros à 119 euros. Alors, vous me direz que certains concurrents proposent des trackers à ce prix-là. Il est certain que cela a des justifications économiques et commerciales viables. Il n’empêche qu’il est difficile pour Withings de justifier un gonflement de 20 euros quand on sait que l’ensemble des nouveautés est présent (par mise à jour) sur l’ancien modèle et que finalement le surcout provient d’un bracelet qui ne semble pas valoir ce prix-là.

Alors, que vaut le Pulse O2 ?

Nous avions testé en détail le Pulse de première génération. Cette mise à jour permet de peaufiner ce tracker qui avait déjà bien des atouts. Mais cette mise à jour apporte aussi quelques points noirs qui ne compensent pas, à notre avis, les points gagnés. En choisissant de ne faire qu’une simple mise à jour, Withings n’a pu gommer le fait que le Pulse n’était pas prévu pour être au poignet : écran peu lumineux, pas étanche, format moyennement adapté.

Pour ce prix là et comparativement au concurrent, le Withings Pulse reste un excellent choix. La totalité des points positifs du premier modèle reste d’actualité et cela lui donne une certaine longueur d’avance. La justification des 120 euros est toutefois plus difficile à accepter compte tenu de la qualité plus que discutable (en comparaison de son prix) du nouveau bracelet.

Alors qu’on se le dise, l’idée du bracelet reste excellente. Avoir le Pulse au poignet permet de le porter 24h/24 et c’est assez pratique. Cela nous fait une jolie montre de surcroît, donc c’est assez sympa. Cependant, nous restons assez déçus parce que Withings nous avait habitués à une conception beaucoup plus soignée. C’est dommage.

Withings Pulse

Le bracelet de dos

Withings Pulse

Le logement du tracker.