Le bracelet connecté de Razer sera disponible dès demain. Le Nabu pourra uniquement être acheté aux États-Unis et en toute petite quantité.

Razer Nabu

C’était l’une des bonnes surprises du CES 2014. Razer, nettement plus connu pour ses accessoires dédiés aux gamers que pour ses produits grand public, présentait son premier bracelet connecté aux particularités intéressantes. Il disposait alors d’un double affichage : le premier sur un écran au-dessus du poignet, affichant 32 x 32 pixels, tandis qu’un deuxième, toujours à l’extérieur du bracelet mais de l’autre côté du poignet, arborait 128 x 32 pixels. Un système d’affichage à la fois discret et précis sur un bracelet reprenant les couleurs de la marque, soit du noir et du vert. Le tout, connecté en Bluetooth Low-Energy et promettant une autonomie de près d’une semaine, devait intégrer un GPS et se charger en micro-USB. Et surtout, surtout, il devait être commercialisé dans le courant du premier trimestre 2014 autour de la centaine d’euros.

Malgré l’intérêt que ce Nabu avait suscité en janvier dernier, Razer s’est muré dans le silence au cours du premier semestre de l’année. Il n’est réapparu que dans le courant de l’été, évoquant surtout son écran destiné à l’affichage discret des notifications personnelles (SMS, emails, notifications de réseaux sociaux). L’été a également permis à ceux qui l’attendaient encore d’en apprendre un peu plus sur ses fonctionnalités, donc sa capacité à se connecter à des jeux vidéo afin de débloquer des bonus virtuels en cas de paliers d’activités physiques atteints dans la journée. Chez Razer, on s’adresse aux gamers, il ne faut pas l’oublier. Toujours dans le courant de l’été, la firme américaine a lancé une bêta ouverte à 500 testeurs, mais aussi présenté sa première application compagnon fonctionnant avec le bracelet.

Razer Nabu

5000 unités en vente

Près de six mois plus tard, nous y voici : le bracelet sera disponible dès demain aux États-Unis, sur le Store de Razer, et au prix de 79,99 dollars au lieu des 99,99 dollars prévus. Seules 5000 unités pourront être achetées, en taille medium-large (il en existe pourtant une déclinaison small-medium) ; il faudrait d’ailleurs écrire « pouvaient » puisque pour se l’offrir, il fallait se pré-enregistrer avant le 30 novembre sur le site de la marque. Pour ce prix, on sait désormais précisément à quoi s’attendre : à un bracelet doté d’un unique écran OLED de 128 x 32 pixels, une batterie au lithium polymère d’une autonomie de 5 à 7 jours, d’un accéléromètre, d’une certification IP54 (ce qui signifie qu’il ne faut pas immerger le bracelet) et compatible avec les terminaux sous iOS depuis la génération iPhone 5, ainsi que sur les smartphones Android dès sa version 4.3. Il offre également des possibilités d’interactions sociales (ajout d’un autre porteur de Nabu à ses amis d’un simple contact, par exemple).

Avec une commercialisation en faible quantité, Razer joue sur la corde de la frustration du client pour éveiller l’envie. Néanmoins, avec une sortie américaine près d’un an après son annonce et un flou artistique entourant sa disponibilité internationale, le Nabu pourrait bien se voir préférer d’autres appareils connectés au pied des sapins.