Fitbit va devoir défendre son cas devant la justice américaine puisque le constructeur de bracelets fitness a été accusé de sous-estimer le rythme cardiaque des utilisateurs avec sa technologie PurePulse.

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Aux Etats-Unis, le moindre prétexte est bon pour faire un procès : une frite non nettoyée sur le sol d’un fast-food et qui entrainerait une glissade, un café trop chaud, un pantalon abîmé au pressing… L’affaire du jour se déroule bien sur le territoire américain, mais concerne l’entreprise Fitbit, accusée par trois clients de mentir sur la marchandise. En effet, les trois plaignants, en provenance de Californie, du Colorado et du Wisconsin ont porté plainte contre Fitbit, accusant la firme de tromper les consommateurs sur la fiabilité de ses capteurs de rythmes cardiaques présents sur les Fitbit Charge HR et Fitbit Surge.

« Mise en danger d’autrui »

Les griefs retenus contre la firme sont ainsi la « publicité mensongère » et la « mise en danger d’autrui ». Mais pourquoi tout ce remue-ménage ? Ce que ces trois personnes reprochent exactement aux appareils de Fitbit, c’est de sous-estimer la fréquence cardiaque réelle des utilisateurs. Une personne qui serait en train de courir et afficherait un rythme de 140 bpm pourrait en fait être à 160 ou 170 bpm, comme on avait pu nous-mêmes le constater lors du test du Fitbit Charge HR. Dans le cas de ces plaintes, la marge d’erreur est très exagérée puisque les plaignants reprochent une mesure à à peine plus de 80 bpm lors d’un effort où ils étaient en réalité à 160 bpm. Heureusement, il y a fort à parier que si ces trois-là avaient poursuivi leur effort, leurs jambes auraient flanché avant leur coeur.

Fitbit se défendra, encore une fois

Du côté de Fitbit, on assure qu’une défense sera organisée pour prouver à la fois la fiabilité du système PurePulse qu’elle utilise pour relever le rythme cardiaque. « Notre équipe a fait et continue de faire des études internes pour valider les performances de nos produits », a ainsi indiqué la compagnie dans un communiqué.

Les attaques ne semblent pas inquiéter outre mesure la marque, qui est déjà engagée dans des procédures avec son grand concurrent Jawbone aux Etats-Unis. Ce qui est assez amusant, c’est que ces plaintes ont été déposées hier, jour de présentation du Fitbit Blaze, le nouveau bracelet connecté de la marque. Les coïncidences sont parfois étranges.