C’est à qui ne se laissera pas distancer par les autres. Le géant de la montre classique, Swatch, prévoit lui aussi de présenter un modèle connecté. En voici un à qui l’on ne reprochera pas de ne pas savoir concevoir de véritables montres. Mais est-ce une tâche aisée pour qui est habituée à manier des aiguilles ou de simples affichages numériques ?

Swatch

On attend déjà Tag Heuer, sur une fourchette tarifaire élevée, au rang des marques converties aux montres connectées. Swatch, qui ne faisait pourtant pas partie des plus enthousiastes, compte également s’y mettre, comme l’a expliqué Nick Hayek, le CEO de la marque suisse, à l’agence Bloomberg. Qu’importe s’il y a deux ans, Swatch préférait les piles rondes aux batteries rechargeables, les aiguilles et mécanismes minuscules aux processeurs et systèmes d’exploitation mobiles : dans les trois prochains mois, Swatch commercialisera sa première montre connectée.

Que sait-on de cette montre ? Pour le moment, encore bien peu de chose. Elle sera connectée, certes, et au moins à deux systèmes d’exploitation différents, puisque Swatch évoque autant Android que Windows (mais a priori pas iOS). L’appareil permettra en outre de réaliser des paiements mobiles et devrait intégrer une batterie de nouvelle génération, issue de brevets déposés par Swatch, et qui promettent une autonomie doublée. Hayek ajoute qu’elle permettra de communiquer par Internet « sans surcoût ». De bien belles promesses qui arriveront, si Swatch tient parole, un peu plus tôt que prévu, la marque ayant évoqué à l’automne dernier une sortie à l’été 2015. En commercialisant sa montre en mars, le Suisse jouera gros et se positionnera directement face à un concurrent de taille : Apple, dont la Watch devrait sortir sensiblement à la même époque.