Pour enrayer la triche et les fuites d’informations pendant les examens, une université japonaise a choisi une solution radicale : interdire le port de toute montre pendant ses épreuves.

Huawei Watch 8

En France, le sujet revient à chaque période d’examens, et particulièrement lorsque le Baccalauréat se profile à l’horizon. Il est donc systématiquement rappelé que le smartphone doit rester éteint, dans le sac de l’étudiant, et que les objets connectés de type montre sont interdits dans les salles d’examens. Au Japon, et plus précisément à l’Université de Kyoto, il a été décidé d’aller un peu plus loin.

Les montres connectées ressemblent de plus en plus à des montres standard : les Moto 360, Huawei Watch ou ZenWatch 2 disposent d’un bouton latéral en forme de couronne, la plupart d’entre elles arborent un écran rond similaire, vu de loin, à celui de montres d’horlogerie, et leurs bracelets sont de plus en plus généralement standard. Autant dire qu’un surveillant de salle d’examen aura bien de la peine à reconnaître, de loin, des montres sous Android Wear (ou Tizen) de montres à aiguilles on ne peut plus classiques.

C’est l’argument invoqué par l’Université de Kyoto, dans le cadre de son examen d’entrée : toutes les montres, quelles qu’elles soient, devront rester dans les cartables. Il faut dire, comme le rappelle le Wall Street Journal, qu’en 2011, une affaire de fuite des questions à l’examen d’admission à l’établissement avaient massivement fuité, créant moult remous et l’intervention de la police locale. La décision sera mise en place en début d’année prochaine, lors des examens qui seront organisés en février.