La Convention de Vienne sur la circulation routière de 1968 vient d’être modifiée pour autoriser explicitement la présence des voitures autonomes sur les routes. L’UNECE (Commission économique pour l’Europe) vient en effet d’annoncer ce changement majeur qui devrait permettre de voir se multiplier les voitures autonomes dans les années à venir.

Tableau de bord de la Tesla

Tableau de bord de la Tesla

Pour le moment, la Convention de Vienne ne prévoit absolument pas les voitures autonomes ou semi-autonomes. Cela n’empêche pas certains constructeurs, comme Tesla, de proposer des voitures presque autonomes, homologuées en Europe. L’UNECE vient de modifier la Convention de Vienne pour explicitement autoriser la circulation des « systèmes de conduite automatisée sur les routes ». Il faudra toutefois que ces systèmes soient conformes au règlement des Nations Unies sur les véhicules, mais aussi « qu’ils puissent être contrôlés, voire désactivés par le conducteur« .

 

Les fonctions d’assistance à la conduite

L’UNECE a également annoncé que les voitures semi-autonomes seraient bientôt prises en compte par les règlements des Nations Unie avec « l’introduction de fonctions de direction à commande automatique ». Dans le détail, il s’agit des « systèmes qui, dans certaines circonstances, pourront prendre le contrôle du véhicule, sous le contrôle permanent du conducteur, comme les systèmes veillant au maintien de la trajectoire (pour empêcher un changement de voie accidentel), les fonctions d’assistance au stationnement, ainsi que la fonction autopilote sur autoroute (le véhicule se déplaçant de manière automatisée à haute vitesse sur autoroute) ». On pense alors notamment à l’Autopilot de Tesla qui permet au système de bord de conduire la voiture en gérant de manière autonome l’accélération, le freinage et les virages.

 

Le cas Tesla

L’UNECE précise d’ailleurs que « la limitation imposée aux fonctions de pilotage automatique au-dessous de 10km/h sera également révisée ». Lorsqu’on jette un oeil sur cette limitation, on se rend compte que la fonction « doit être automatiquement désactivée lorsque la vitesse du véhicule dépasse la limite fixée à 10 km/h de plus de 20 % ou si les signaux à interpréter ne sont plus reçus ». On se demande alors comment Tesla est parvenu à faire homologuer l’Autopilot en Europe alors que la conduite semi-autonome est disponible au-delà de 10 km/h. Nous avons interrogé Tesla à ce sujet, qui n’a pas encore répondu.

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Les voitures autonomes : la révolution

Enfin, l’Europe est consciente que la conduite autonome va « révolutionner la mobilité » grâce à la réduction du nombre d’accidents, puisque ces derniers « sont le plus souvent causés par une erreur humaine ». Précisons en effet que la Google Car a eu un seul accident responsable, intervenu le mois dernier, pour tout de même plus de 2 millions de kilomètres parcourus en mode autonome.

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