Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, a présenté hier une ordonnance visant à autoriser la circulation des véhicules autonomes sur les routes françaises. Plus exactement, il est fait référence aux expérimentations et on ne devrait donc pas croiser des flottes entières de véhicules autonomes en France avant quelques années.

L'Espace autonome de Renault

L’Espace autonome de Renault

Aux États-Unis, de nombreux États autorisent les expérimentations de véhicules autonomes à l’image de la Californie avec les Google Car ou encore du Nevada avec le camion autonome de Daimler (Mercedes-Benz). En Europe, les expérimentations sont beaucoup plus rares puisque la législation est plus stricte. Cette situation est sur le point de changer puisqu’en avril dernier, l’Allemagne autorisait la circulation des véhicules autonomes sur l’autoroute A9 tandis qu’en France, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, vient de présenter une ordonnance autorisant les expérimentations. Cette ordonnance était attendue de longue date, puisque nous annoncions son arrivée… en août 2015 !

Des autorisations au cas par cas

Selon l’ordonnance, « la circulation à des fins expérimentales d’un véhicule à délégation partielle ou totale de conduite sur une voie ouverte à la circulation publique«  sera possible, sur l’autorisation du ministre des Transports et après l’avis du ministre de l’Intérieur. Les constructeurs automobiles devront donc montrer pâte blanche et rassure l’exécutif, mais on ne sait pas encore quelles seront les conditions d’attribution de l’autorisation. En effet, Ségolène Royal a précisé qu’il faudra attendre le décret d’application de l’ordonnance, sans annoncer de date précise. On espère simplement qu’il ne faudra pas attendre une année supplémentaire.

En France, les constructeurs automobiles disposent déjà de prototypes de voitures autonomes puisque le groupe PSA Peugeot Citroën a fait rouler une C4 Picasso autonome entre Paris et Bordeaux l’année dernière alors que Renault travaille sur son Espace Autonomous Drive Demonstrator. Les constructeurs français sont toutefois légèrement en retard puisque Renault espère intégrer des fonctions de conduite semi-autonome sur ses voitures en 2018 à l’image de l’Autopilot des Tesla Model S et Model X et Peugeot parie sur la même date pour livrer ses premières voitures semi-autonomes. D’ici là, Tesla prévoit d’être déjà passé à la voiture complètement autonome.