Mercredi 19 octobre, Elon Musk, le patron de Tesla, a réalisé l’annonce tant attendue. Toutes les voitures Tesla (Model S, Model X et Model 3) embarquent désormais toute une série de capteurs et une puce de Nvidia pour permettre une conduite totalement autonome, d’un point A à un point B.

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Mise à jour du 21 octobre à 10h20 : Nvidia a confirmé la présence de la solution Drive PX 2 au sein des nouvelles Tesla.

L’annonce de Tesla était attendue de longue date. Elon Musk prévoyait la partie 2 de l’annonce de la Model 3. L’homme a en fait dévoilé plus d’informations puisque le tout nouveau système de conduite autonome (le fameux Autopilot) vient d’être mis à jour de façon matériel sur les nouvelles Model S et Model X produite à partir de ce jour. Les futurs Model 3 — que l’on n’attend pas en Europe avant 2018 — sont également concernés.

 

Autopilot 2.0 : des capteurs à foison

Ce nouveau Autopilot 2.0 intègre désormais bien plus de capteurs tout autour de la voiture. Il est ainsi question de huit caméras tout autour de l’auto (contre une seule actuellement), dont trois à l’avant, qui permettent à la voiture d’avoir une vision à 360°. On trouve également 12 capteurs ultrasoniques qui ont désormais une portée doublée face à l’ancien système pour permettre d’avoir une vision précise en traversant le brouillard ou même la voiture qui précède la Tesla. Le radar à l’avant, permettant à la voiture de mieux voir à travers le brouillard, les grosses pluies et la poussière, est toujours là.

 

L’IA de Tesla avec Nvidia

Ces capteurs ne seraient rien sans une intelligence artificielle de premier plan. Tesla a bel et bien rompu son partenariat avec Mobileye puisqu’il est désormais question de la solution Drive PX 2 de Nvidia dotée de 12 cœurs processeurs et deux GPU Pascal, avec une capacité de calcul  (8 Tflops et 24 Tops) 40 fois plus importante que la précédente puce. L’entreprise d’Elon Musk annonce par la même occasion l’intégration de son nouveau système logiciel basé sur un réseau neuronal.

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Les différents capteurs

 

La longue route de la conduite autonome

Puisque Tesla a coupé les ponts avec Mobileye et sa solution qui équipe de nombreux constructeurs automobiles, le fabricant américain est obligé de tout recommencer de zéro. Ainsi, pendant les premiers mois, les assistances à la conduite (freinage d’urgence, maintien dans la ligne, régulateur de vitesse adaptatif) seront indisponibles puisque Tesla analysera les données des milliers de voitures pour être certain du fonctionnement optimal du système.

Tesla enverra ensuite plusieurs mises à jour OTA à ses Model S et Model X pour activer au fur et à mesure les fonctionnalités que l’on trouve actuellement sur les voitures de la marque, mais également pour ajouter de nouvelles fonctionnalités de conduite totalement autonome !

 

Deux options différentes

Sur le site Internet du constructeur, on peut désormais trouver deux options différentes. La première, Enhanced Autopilot, coûtera 6 700 euros (contre environ 3 000 euros pour l’ancien Autopilot) et permettra une conduite semi-autonome améliorée dès la fin de l’année, avec un changement automatique de fil, la sortie automatique d’une autoroute ou encore le parking automatique lorsque la voiture trouve une place et s’approche de sa destination.

Pour 4500 euros supplémentaires, il est désormais possible d’activer l’option Full Self-Driving Capability. Comme son nom le sous-entend, les Model S et Model X deviennent alors totalement autonomes en passant de quatre caméras actives à huit. Dans ce mode, Tesla promet des trajets totalement autonomes, sans avoir à toucher le volant, simplement en entrant la destination sur le GPS. Nous sommes donc ici sur un niveau d’autonomie maximale, le célèbre niveau 5 que souhaite atteindre Google avant de proposer commercialement ses Google Car.

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La conduite autonome dès 2017

La conduite 100 % autonome n’est pas prévue pour tout de suite puisque Tesla annonce que la partie logicielle nécessite une validation longue et que les législations ne sont pas encore forcément adaptées. Mais c’est toujours un plaisir de savoir que sa voiture sera capable d’être totalement autonome lorsque tous les voyants seront au vert. Elon Musk prévoit une disponibilité technique à partir de la fin 2017, coupant l’herbe sous les pieds des constructeurs automobiles classiques qui prévoient une telle fonctionnalité plutôt pour l’horizon 2020.

Bien entendu, la future Model 3 de Tesla sera compatible avec les deux options. C’est donc elle qui devrait participer à la démocratisation de la conduite autonome sur les routes du monde entier, grâce à son prix de départ de 35 000 dollars, qui n’inclut cependant sûrement pas ces options de conduite autonome.