Apple s’y intéresse sérieusement. La firme californienne vient d’écrire à l’agence fédérale de sécurité routière (NHTSA) pour lui donner son avis sur un projet de lignes directrices concernant les voitures autonomes.

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On y va, on y va pas. Le Projet Titan a été mis de côté, celui que l’on aimait appeler Apple Car. Pourtant, on y avait cru. Maintenant que les liens hypertextes sont placés sur l’historique du dossier, passons au fait du jour. Le média VentureBeat a mis la main sur une copie d’une lettre d’Apple envoyée à l’agence fédérale de sécurité routière (NHTSA). Il s’agit de l’organisme en charge de la sécurité sur les routes américaines.

La lettre est plutôt très claire sur l’intérêt d’Apple pour les véhicules autonomes. Comme Steve Kenner, directeur chez Apple, a écrit dans la lettre, datée du 22 novembre :

Apple utilise le machine learning pour rendre ses produits et services plus intelligents, plus intuitifs et plus personnels. L’entreprise investit massivement dans le machine learning et l’automatisation, et l’entreprise est excitée par le potentiel des systèmes automatisés dans de nombreux domaines, y compris le transport.

Dans cette lettre, Apple insiste sur l’importance du partage des données, même celles des accidents. Pour l’entreprise de Tim Cook, les données doivent être suffisantes pour reconstruire l’événement, y compris les séries chronologiques de la cinématique du véhicule et les caractéristiques de l’environnement et des objets autour. Pour Apple, en partageant ces données, l’industrie va pouvoir construire un ensemble de données plus complet. Cela permettra à tout le monde, dans l’industrie, de concevoir des systèmes plus efficaces pour détecter et répondre à l’ensemble de scénarios possibles. D’ailleurs, l’entreprise insiste pour qu’un nouvel entrant puisse avoir les mêmes dispositions que ceux déjà en place.

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Apple pourrait donc travailler sur un véhicule autonome, et ainsi rejoindre Google dans cette quête. Google, de son côté, a dû faire face à beaucoup d’accidents ces derniers temps, bien au-dessus de la moyenne habituelle. Les quatre petits accidents de septembre n’impliquaient cependant pas directement la voiture autonome. Les erreurs sont d’origines humaines : arrière de la voiture emboutie à un feu rouge ou peur du conducteur qui repasse en mode manuel. Pour rappel, la Google Car n’a été coupable d’un accident qu’une seule fois en plus de six ans. Enfin, Uber a déjà déployé des véhicules autonomes dans une ville aux Etats-Unis.