Après le CES 2017 la semaine dernière, c’est en ce moment le salon de l’automobile de Détroit. L’occasion d’avoir quelques nouvelles de Waymo, ex-division Google Car, qui lève un peu le voile sur ses activités.

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Waymo est l’ex-division Google Car, devenue filiale distincte d’Alphabet (au même titre que Google donc). Dans une conférence au salon de l’automobile de Détroit, le président de Waymo, John Krafcik a annoncé que les capteurs présents sur la Pacifica, le premier véhicule autonome de l’entreprise étaient entièrement conçus en interne. Pour rappel, il s’agit du premier véhicule autonome de Waymo produit en très petite série et en partenariat avec Fiat-Chrysler, qui devrait intégrer Android dans ses futurs véhicules.

John Krafcik lève un peu le voile sur Waymo

Waymo, issu du projet Google Car, est une nouvelle filiale d’Alphabet, la maison-mère de Google. Alors que l’entreprise existe uniquement depuis moins d’un mois, son PDG était invité à détailler un peu plus ses plans au salon de l’automobile de Détroit.

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Sur scène, le responsable de Waymo a appuyé l’importance des capteurs, tels que caméras, radars ou LiDAR dans la construction d’une plateforme de véhicules autonomes. On sait en effet depuis quelque temps que Google n’envisage plus de vendre sa Google Car, mais de vendre une solution « clés en main » aux constructeurs, qui leur permettront de construire et proposer des véhicules autonomes au grand public.

Devenir un partenaire incontournable des constructeurs

Durant sa conférence, Krafcik a également indiqué que tous les capteurs étaient conçus en interne, ce qui a pour Waymo deux avantages. Le premier est que l’entreprise aura bien sûr une connaissance supérieure des systèmes cruciaux d’un véhicule autonome. Le deuxième est que cette connaissance des systèmes doit transformer la filiale d’Alphabet en un partenaire incontournable des constructeurs.

Un point décisif qui pourrait attirer les constructeurs vers la solution de Waymo pourrait résider dans cette expertise. En effet, porté vers le développement d’une plateforme de véhicule autonome en constante évolution, ils n’auraient pas besoin d’effectuer des investissements colossaux dans les différents équipements.

Le président de Waymo évoque notamment le cas du LiDAR (illustré ci-dessous sur le toit du véhicule) appliqué aux véhicules autonomes qui valait 75 000 $ au début des recherches de l’entreprise. Les équipes de Waymo auraient réussi à réduire de 90 % le coût de cet équipement (soit un prix final de 7500 dollars) et s’apprêteraient à faire de même pour le reste.

Waymo_Pacifica_LiDAR

Waymo de son côté, sans obligation de produire des véhicules pourrait itérer bien plus rapidement sur la partie logicielle de ses capteurs, lui permettant d’affirmer au fur et à mesure son avance sur ses concurrents, toujours à en croire le dirigeant de l’entreprise. D’ailleurs, le modèle économique évoqué est en droite ligne de cette volonté de partenariats.

Waymo : juste un partenaire, vraiment ?

L’entreprise Waymo ne se présente pas comme un constructeur, mais comme une entreprise spécialisée dans les technologies dédiées aux véhicules autonomes. Google a probablement intérêt à se poser en partenaire des constructeurs, comme sur le cas d’Android avec Fiat-Chrysler afin de laisser ceux-ci gérer leur marque comme ils l’entendent.

Au vu du temps et des ressources employées par Google, à la fois humaines et financières, on peut tout de même se poser quelques questions. La principale étant : est-ce que Google et Waymo resteront indéfiniment dans cette place de partenaire, fournisseur d’une plateforme ? On sait que les choses peuvent changer assez rapidement dans la galaxie Google, et on restera donc prudent sur le futur de Waymo.