La Corée du Sud va bientôt mettre une ville factice à disposition des constructeurs de voitures autonomes pour qu’ils puissent y tester leurs véhicules en toute tranquillité.

La Corée du Sud croit aux voitures autonomes. Du moins, c’est ce que le pays laisse clairement entendre par le biais de son projet K-City. Il s’agit d’une ville d’environ 360 000 m² spécialement dédiée aux tests de ces véhicules. Comme l’explique BusinessKorea, cette cité factice ouvrira bientôt ses portes et disposera de ses propres voies de bus, voies rapides et parkings.

Le but est de recréer toutes les conditions que les voitures autonomes peuvent être amenées à rencontrer dans la vie de tous les jours. Ainsi, les constructeurs pourront répéter leurs tests autant de fois qu’ils le souhaitent. Et ce, sans avoir besoin d’obtenir les autorisations nécessaires aux expérimentations menées dans les vraies villes. Pour rappel, aux États-Unis, Uber avait été sanctionné pour ne pas avoir respecté cette règle.

K-City est le plus grand projet de ce genre.

Un projet ambitieux

Pour la Corée du Sud, l’enjeu revêt une grande importance. L’industrie automobile du pays se porte relativement bien grâce à de grandes entreprises telles que Kia ou Hyundai, mais les tests publics de voitures autonomes ne sont autorisés que depuis l’année dernière. Malgré ce retard, l’État compte en produire massivement d’ici 2020. 

K-City a coûté 11 milliards de wons, soit environ 8,9 millions d’euros. Les voies rapides de la ville ouvrent en octobre, tandis que le reste des infrastructures sera disponible au premier semestre 2018.