Lors d’une conférence tenue à Berlin, une startup israélienne a présenté une batterie pour voiture électrique se rechargeant en 5 minutes. Une prouesse qui soulève cependant quelques interrogations.

Les voitures électriques ont un avenir certain, mais présentent cependant encore quelques caractéristiques qui pourraient rendre réticents certains acheteurs potentiels. En effet, s’il faut de nombreuses heures pour recharger totalement la batterie de son véhicule sur un réseau électrique domestique, il est possible d’accéder à des « superchargeurs » qui promettent une vitesse de charge bien plus rapide. Cependant, ceux-ci ne sont pas encore déployés partout et il est nécessaire de parcourir parfois plusieurs dizaines de kilomètres, pour attendre finalement entre une et deux heures pour une recharge complète.

En 2015, la startup israélienne StoreDot avait annoncé avoir mis au point une nouvelle forme de batterie permettant de recharger en cinq minutes une batterie pouvant alimenter une voiture sur 300 miles (480 km environ). Lors du Cube Tech Fair, qui s’est déroulé la semaine dernière à Berlin, la firme a démontré son exploit. Dans une vidéo Periscope filmée par Gruendermetropole, on constate qu’une batterie se charge de 60 % en 3 minutes, offrant une capacité de 200 miles de distance (320 km).

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Pour arriver à un tel résultat, la société israélienne utilise des « composés organiques propriétaires » annoncés comme « non inflammables et ayant une température de combustion plus élevée », réduisant ainsi la résistance des cellules de la batterie et améliorant leur sécurité.

Quelques questions se posent

On peut cependant légitimement se demander quelle tension serait nécessaire pour alimenter une telle profusion d’énergie, et ce même avec une résistance très faible. Il parait cependant évident que nos réseaux domestiques en 220V ne seront pas suffisants et qu’il sera nécessaire de trouver un superchargeur adéquat, ce qui laisse ouvert le problème des longues distances entre deux chargeurs tant que le réseau n’est pas déployé à grande échelle. Tesla souhaite en ce sens proposer des chargeurs aussi nombreux que les stations-service, mais rien ne dit que la technologie utilisée sera compatible.

Enfin, comme toujours lorsqu’il est question de batteries n’utilisant ni graphène ni Lithium-ion, la production de masse n’est pas encore en route, et il pourrait se passer des années avant qu’elle ne le soit.