Hier soir, Parrot tenait une conférence de presse pour dévoiler la version 2.0 de ses Minidrones. On connaissait déjà les Jumping Sumo (devenus Jumping Night et Jumping Race) et les Rolling Spider (désormais Airborne Night et Airborne Cargo) qui en ont profité pour être mis à jour de manière très intéressante. Mais il faudra en plus compter sur un troisième membre de la famille l’Hydrofoil drone, capable de voler et de naviguer sur des plans d’eau !

Parrot Minidrones

Lors du CES, nous avions pu nous entretenir avec Henri Seydoux, PDG de Parrot. L’homme nous avait alors annoncé l’arrivée des Minidrones en version 2.0 avec quelques nouveautés, comme des LED éclairantes. Mais l’entrepreneur ne nous avait pas tout dit et nous avait réservé quelques surprises, présentées lors de l’officialisation des Minidrones 2.0, hier soir à Paris. Les surprises étaient nombreuses, mais la plus grande était l’annonce d’un nouveau type de drone : l’Hydrofoil. Il s’agit d’un hydroptère, un navire capable de s’élever hors de l’eau pour naviguer. De quoi fêter le succès commercial des Minidrones originaux, vendus à plus de 600 000 exemplaires à travers le monde.

Hydrofoil drone : un hydrocoptère capable de se transformer en quadricoptère

L’Hydrofoil prend donc la forme d’un bateau sur lequel vient se greffer un quadricoptère. Ce dernier se place à la perpendiculaire afin de faire avancer le bateau, tout en le soulevant légèrement hors de l’eau. La vitesse maximale est alors de 5,4 nœuds (environ 10 km/h). Mais il est également possible de retirer le quadricoptère de l’hydroptère afin de se contenter d’un drone volant. L’autonomie passe alors de 7 à 10 minutes et la vitesse maximale à 18 km/h. Très bonne surprise : la gamme des Minidrones est désormais compatible avec la technologie de charge rapide QuickCharge de Qualcomm afin de recharger les batteries (Li-Po 550 mAh) en 25 minutes avec un adaptateur 2,6A qui n’est malheureusement pas fourni. Le drone se contrôle via une connexion Bluetooth et l’application FreeFlight. Il est possible de prendre des photos avec la caméra VGA intégrée au quadricoptère, mais le flux n’est pas retransmis en direct sur le terminal mobile. L’Hydrofoil drone de Parrot sera disponible dès le mois de juillet au tarif de 169 euros.

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Airborne Night et Airborne Cargo : les quadricoptères

On passe ensuite aux Airborne drones qui remplacent le Rolling Spider. On trouve deux modèles différents : l’Airbone Night équipé de LED de projection blanche (dont l’intensité est réglable depuis l’application) pour un vol de nuit et l’Airborne Cargo permettant de transporter des objets et notamment des Lego. En effet, Parrot n’a pas évoqué le nom de ce spécialiste du jouet, mais le drone dispose d’une base compatible avec les Lego afin de créer des drones volants personnalisés avec des briques ou des personnages. Enfin, les Airborne drones délaissent la carène roulante du Rolling Spider pour la remplacer par une carène amovible en polyamide qui ressemble un peu à celle du Bebop drone. Au niveau technique, on trouve la même base que le Rolling Spider puisque le quadricoptère est capable de voler jusqu’à 18 km/h, dispose d’une autonomie de 9 minutes sans la carène et 7 minutes avec. Pour les capteurs, Parrot a conservé l’accéléromètre, le gyroscope, un capteur à ultrasons et une caméra verticale. Cette dernière permet aussi de prendre des photos (480 x 640 pixels) stockées sur le Gigaoctet de mémoire flash embarqué dans le drone. Il est aussi possible de lancer les Airborne Drones à la main pour les faire décoller, à la manière des actuels Rolling Spider. Les Airborne Cargo seront disponibles en juillet pour 99 euros contre 129 euros pour la version Airborne Night.

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Jumping Night et Jumping Race : des genres de voitures télécommandées

Enfin, les Jumping Night et Jumping Race remplacent le Jumping Sumo. Ces drones roulants se distinguent par leur physique puisque le Jumping Night dispose de fines roues, mais aussi de LED de projection alors que le Jumping Race intègre des roues élargies pour la vitesse et perd les LED blanches. Le premier atteint 7 km/h alors que le second grimpe jusqu’à 13 km/h. Les deux peuvent effectuer des sauts, mais le Jumping Race se limite à 75 cm (hauteur et longueur) alors que le Jumping Night va jusqu’à 80 cm. L’autre grosse nouveauté, c’est (enfin !) la possibilité d’enregistrer le flux vidéo de la caméra (VGA à 30 FPS) sur les 4 Go de mémoire flash intégrés. Les deux drones sont également équipés d’un microphone et d’un haut-parleur, pour pouvoir communiquer avec le pilote, tout en envoyant le flux vidéo en direct (de manière saccadée). La transmission se fait en Wi-Fi 802.11ac (le Jumping Sumo se limitait au 802.11n). Leur autonomie est de 20 minutes, avec la même batterie de 550 mAh que les autres modèles. Ils seront disponibles en juillet pour 199 euros.

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Des mises à jour logicielles à venir

Nous avons profité de la présentation pour interroger les ingénieurs Parrot sur place, et notamment à propos des problèmes de connexion Wi-Fi et Bluetooth que connaissent les Minidrones ainsi que le Bebop Drone. Parrot est bien au courant de tous ces petits soucis et les ingénieurs travaillent à leur résolution. Mais l’expérience n’est pas encore parfaite sur les Minidrones et le Bebop Drone et c’est d’ailleurs le point faible des produits Parrot. On nous a promis une mise à jour firmware pour les Minidrones actuels, mais qui devrait arriver plus tard, après la sortie des Minidrones 2.0. Il aurait été préférable de travailler dans un premier temps sur les produits existants avant d’en lancer des nouveaux. D’ailleurs, la mise à jour permettant le vol automatique en GPS du Bebop Drone n’est toujours pas arrivée, bien qu’on nous annonce une arrivée imminente. Quant à la fonction follow-me, les équipes travaillent bien sur le sujet, mais la sortie ne semble pas prévue dans l’immédiat, et peut-être pas en 2015.