I

Ca y est, La Poste Suisse vient de démarrer les essais de livraison de colis par drones. Les tests auront lieu durant tout le mois de juillet, mais les vols commerciaux ne devraient pas avoir lieu avant 5 ans.

2048x1536-fit_employees-of-the-us-drone-compagny-matternet-shows-a-drone-carrying-a-mail-box-of-swiss-post-on-july

En avril dernier, La Poste Suisse annonçait que le groupe allait tester la livraison par drone dès cet été. Le lancement de l’opération vient d’être donné avec l’aide de la société américaine Matternet qui produit des drones spécialisés dans la livraison. On apprend ainsi que « la structure extrêmement légère du drone et sa puissance lui permettent de transporter une charge d’un kilo sur dix kilomètres sans qu’il soit nécessaire de recharger la batterie« . Le modèle semble donc différent du drone de Matternet disposant d’une autonomie de 20 km dans les mêmes conditions. Pour rassurer les frileux des drones autonomes, La Poste précise que « le drone vole en autonomie en suivant des itinéraires aériens sûrs et clairement définis, établis par un logiciel ». On imagine que le drone de La Poste dispose du même mécanisme d’évitement des obstacles que celui intégré à l’appareil de Matternet.

Avec ce drone, La Poste Suisse compte réaliser les premières livraisons commerciales de colis d’ici 5 ans. Le but n’est pas de remplacer à court terme les postiers, mais de pouvoir effectuer des livraisons dans des situations d’urgence comme « pour desservir une zone d’habitation coupée de son environnement à la suite d’intempéries » ou « le transport urgent d’envois hautement prioritaires comme des prélèvements de laboratoire ». Un peu à la manière de ce que fait DHL en Allemagne avec des produits de grande nécessité livrés par drone sur l’île de Juist.

Ce test grandeur nature a pour objectif de clarifier les obstacles juridiques, mais aussi techniques des livraisons par drones. Pour le moment, la législation Suisse interdit à un drone de voler sans que son « pilote » ait un contact visuel avec l’appareil. Il semble toutefois possible d’obtenir des autorisations spéciales pour le cas des drones autonomes ou du moins pilotés à distance, via une retransmission de l’image.