Lors de son premier test de vol cet été, le drone Aquila de Facebook s’était écrasé, peu de temps avant l’atterrissage. Une enquête vient de déterminer les causes de l’accident et met en cause des vents violents couplés à un dysfonctionnement de l’auto-atterrissage.

.

aquila-facebook

Le drone Aquila de Facebook fonctionne à l’énergie solaire et a pour but de fournir une connexion aux régions les moins bien couvertes à travers le monde. Un beau projet qui avait réussi son premier test de vol, en juin dernier. Néanmoins, juste avant l’atterrissage, l’appareil s’était écrasé à cause « d’un défaut structurel ».

Or, une enquête du Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) sur les raisons de l’accident vient de faire part de ses conclusions. D’après elle, ce sont des vents violents qui ont causé le crash de l’aile volante. En outre, un dysfonctionnement de l’autoatterrissage du drone a poussé l’autopilote de ce dernier à piquer du nez pour compenser. La manœuvre n’étant pas prévue, la vitesse d’Aquila a accéléré et son aile droite s’est déstabilisée.

 

Priorité à la sécurité

Dans ces conditions, l’autopilote n’a pas été en mesure de gérer plusieurs tâches à la fois. Il a ainsi préféré localiser la piste d’atterrissage plutôt que de modérer sa vitesse. Le problème ne devrait pas être trop compliqué à réparer, mais il est une priorité. En effet, si pendant le test, aucune personne n’a été touchée par l’accident, Facebook ne peut pas se permettre de faire crasher Aquila quand le drone sera en activité.

L’aile volante dispose en effet d’une envergure similaire à un avion de ligne tel que le Boeing 737. Et même si elle est bien moins lourde, elle peut faire de gros dégâts si elle s’écrase. Les ingénieurs ont jusqu’à 2018 pour garantir une sécurité optimale.