Il y a quelques jours, un objet connecté a permis de mettre fin à une violente dispute domestique, en appelant la police.

Les objets connectés, les assistants virtuels ou plus largement l’intelligence artificielle dans nos foyers vont nous permettre de nous simplifier la vie mais aussi… de nous la sauver. C’est en tout cas ce qu’un objet connecté, plus particulièrement une enceinte connectée, s’est donnée comme mission il y a quelques jours de cela. En entendant une violente dispute conjugale, l’appareil a lancé un appel à la police.

Les officiers de police ont reçu un appel depuis le domicile du couple en question, grâce à une enceinte connectée. Cette dernière a composé le 911 alors qu’une dispute éclatait au domicile, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. La police a expliqué les détails de l’affaire à la télévision ABC News. L’homme était dans la maison avec sa petite amie et leur fille. Il a pointé son arme à feu en direction de sa copine en lui demandant si elle comptait appeler la police. L’appareil connecté a interprété cette menace en un ordre et s’est empressé d’appeler la police. La police est arrivée à temps et a pu entamer les négociations, sauvant la femme et l’enfant. L’agresseur est quant à lui poursuivi en justice.

L’appareil connecté a sauvé, par inadvertance, deux personnes alors menacées. Cette histoire finit bien, mais si on prend un minimum de recul et que l’on transpose cela à une toute autre situation cela peut poser plusieurs problème. Déjà, si vous êtes amené à discuter chez vous ou à l’extérieur, en compagnie d’appareils connectés, d’appels de police ou d’ambulance de façon anodine, des appels inutiles peuvent être lancés. Cela pourrait boucher le canal et poser de véritables soucis pour les urgences. Pour le cas précédemment cité, heureusement que l’enceinte connectée a réagi.

Cela pose également des soucis de violation de la vie privée et avec le développement de ces objets, ce sera de plus en plus le cas. La prise de décision autonome et surtout l’interprétation des ces intelligences artificielles peut s’avérer utile dans certaines situations à risques mais cela pose la question de jusqu’à quel degré elles pourront prendre des décisions et dénoncer.

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’objets connectés est mêlé à des affaires judiciaires. Un bracelet connecté Fitbit a par exemple déjà pu faire avancer une enquête pour meurtre. Mais il faut aussi prendre en compte le fait que certains constructeurs refusent de divulguer aux autorités les données stockées dans ces objets. N’oublions jamais que ces objets récolteront de plus en plus de données.