Initialement présenté comme un cadeau à l’attention des développeurs présents à la Google I/O 2014, au petit goût de blague à destinée à Facebook, récent acquéreur d’Oculus, le Google Cardboard a pris du galon. Il inspire désormais des marques plus ou moins reconnues, et qui utilisent son système dans le cadre de casques un peu plus solides.

Viwe-Master Sizzle

Le Google Cardboard, c’est avant tout une plaque de carton à plier savamment, deux lentilles, un bouton aimanté, des élastiques et des scratchs pour maintenir tout cela. Des matériaux que l’on peut se procurer entre 3 et 20 euros, que l’on monte soi-même en quelques minutes avec cette fibre DIY (Do It Yourself) propre à ces dernières années, et qui procurent un casque de réalité virtuelle à leur porteur dès que l’on y insère un smartphone au format compatible. Avec un terminal Full HD ou un écran Quad HD, c’est encore mieux, et c’est surtout très simple d’usage.

Les premiers à se lancer dans la déclinaison du Cardboard sont les marques chinoises ou rebrandant des produits fabriqués en Chine, à l’image des VR Glasses d’Archos, que l’on trouvait à sa sortie de 30 euros et qui, au fil des promotions, apparaissait à 10 euros chez certains revendeurs. Il n’est pas question, avec ce type d’appareil, de révolutionner le monde de la réalité virtuelle, mais surtout de proposer un casque solide (en plastique), un peu plus confortable que l’appareil de Google et plus facile à porter, grâce notamment à des lanières situées au-dessus et sur le côté du casque. D’autres ont suivi, tel LG, qui décline le Cardboard en une version spécifiquement dédiée à son G3, avec notamment des ouvertures laissant l’utilisateur accéder aux contrôles situés au dos du téléphone.

Le Cardboard au secours d’un appareil âgé de 85 ans

Viewmaster

Une ancienne génération de View-Master

Aujourd’hui, c’est une tout autre entreprise qui cherche son salut dans le Cardboard : Mattel, l’auteur du View-Master, ce casque permettant de regarder des diapositives que les moins de vingt ans n’ont peut-être jamais vu. L’appareil a été créé dans les années 30 et permettait de regarder des diapos, placées sur un disque cartonné lui-même inséré dans cette paire de jumelles ultra-moderne pour l’époque, sans imposer à autrui l’atroce après-midi dominical de projection de photos dans le salon familial. L’appareil a été un carton : 100 millions d’unités ont été écoulées en 85 ans, un score impressionnant pour un appareil n’imposant qu’un très faible taux de renouvellement. Autre temps, autres mœurs : Mattel ressuscite son View-Master sous la forme d’un casque de réalité virtuelle inspiré du Google Cardboard, et conçu en partenariat avec Mountain View.

Le View-Master de nouvelle génération sera vendu comme une visionneuse stéréoscopique bénéficiant de la simplicité d’utilisation du Cardboard. Elle fonctionnera elle aussi avec des disques, qui en réalité permettront, couplés à une application téléchargée sur le téléphone, d’accéder à des photographies à 360°. Mattel mise sur du contenu pédagogique et adapté aux enfants, évoquant notamment des visites de lieux célèbres, dont Paris ou l’île d’Alcatraz. Tout cela coûtera 30 dollars et 15 dollars supplémentaires par roues additionnelles. Ci-dessous, une petite démonstration vidéo de l’appareil permettant de mieux en saisir le fonctionnement, cette fois pour une visite de San Francisco :

[ytpub:JlhFBU2I7vU#t=26]