Il ne fait aucun doute que Xiaomi cherche le moyen de s’implanter sur le marché international, fort de son succès à l’intérieur des frontières chinoises. L’opération expansion de la marque semble avoir à présent démarré, à commencer par un territoire relativement voisin : Singapour.

Xiaomi Red Rice

Aussi bien nos observations sur le champ de la mobilité que nos sources bien informées sur le marché chinois coïncident : ce mois de mars sera très certainement celui de l’arrivée de Xiaomi sur le marché international. Valorisée à 10 milliards de dollars, l’entreprise chinoise propose des terminaux qualitatifs à des prix défiant toute concurrence, et s’est offert en fin d’année 2013 les services d’Hugo Barra, l’une des figures de proue d’Android. De quoi anticiper une explosion de la marque à une échelle mondiale.

Jusqu’ici confiné à l’intérieur des frontières chinoises, importateurs indépendants exclus, Xiaomi commence à prendre ses marques à l’extérieur de l’Empire du Milieu. Du moins à Singapour, où le Red Rice, désormais baptisé Redmi, arrive en vente au prix particulièrement attractif de 169 dollars de Singapour, soit une centaine d’euros, dès le 21 février prochain. Pour ce tarif, on obtient tout de même un terminal de 4,7 pouces dont la dalle affiche une définition HD, propulsé par un processeur MediaTek MT6589 (quad-core) à 1,5 GHz, équipé d’Android Jelly Bean 4.2 habillé de la surcouche MIUI et d’un capteur photo de 8 mégapixels. L’appareil s’appuie sur une batterie de 2000 mAh. Et de fait, malgré des caractéristiques modestes, le Redmi propose un peu plus que ses concurrents à tarif similaire (le Huawei Y530 par exemple), qui font généralement l’impasse sur les écrans HD 720p.

C’est parti pour les 40 millions

L’arrivée du Red Rice à Singapour est une première étape dans l’ouverture de Xiaomi au monde. Si la cité-État est étroitement liée à la Chine, elle reste un premier pas de la firme à l’extérieur de son marché natal. On peut s’attendre, par la suite, à un déploiement plus global, probablement à commencer par l’Asie avant une extension, on l’espère, au reste du monde. Rappelons que le Red Rice a contribué à une année 2013 plus que satisfaisante chez le Chinois : la firme a en effet largement dépassé ses objectifs annuels en écoulant 18,7 millions de terminaux au lieu des 15 millions espérés. Et pour 2014, Lei Jun, le CEO de Xiaomi, envisage d’atteindre le score de 40 millions de terminaux… Difficile à atteindre sans proposer ses produits sur un plus grand nombre de marchés.