Micromax lançait en fin d’année dernière une nouvelle marque à l’image plus jeune et plus dynamique que ses produits habituels, Yu. Et de s’en prendre désormais à son rival affiché, Xiaomi, dans une campagne de communication venant créer l’attente autour de son Projet Caesar.

Projet Caesar

La nouvelle marque de Micromax, YU, est essentiellement commercialisée en Inde et n’a pas vocation pour l’heure à franchir les frontières du pays. Toutefois, elle s’est fait connaître pour une caractéristique qui s’est transformée en catalyseur des dissensions entre OnePlus et Cyanogen : Micromax a en effet obtenu l’exclusivité de l’intégration de Cyanogen OS dans ses smartphones en Inde, créant temporairement une interdiction de vente pour le OnePlus One, équipé du même logiciel.

Comme on peut le voir ci-dessus, Micromax vient de commencer à faire la publicité de son prochain appareil répondant au nom de code « Projet Caesar » – contrairement au visuel publié par la marque et qui mentionne étrangement un « projet caeser »… De quoi se transformer en empereur des smartphones ? Il suffit de se remémorer le slogan mis en place par Micromax à la sortie de son Yureka, et qui invite ses clients à « play god » (se prendre pour Dieu) pour constater que l’humilité n’est pas tout à fait le fort de la marque indienne. Toutefois, on ignore encore quelles seront les caractéristiques de l’appareil, si ce n’est qu’il sortira sous Lollipop et non simplement KitKat. Rappelons que le Yureka, doté notamment d’un SoC Snapdragon 615, devrait obtenir Lollipop lui aussi via la prochaine mise à jour Cyanogen 12 dont le déploiement devrait intervenir dans les prochaines semaines.

 

YU… contre Mi

YU

Toujours sur Facebook, et sans le moindre complexe, le jeune YU n’hésite pas à tacler son adversaire, Xiaomi, d’un « Give Me a Break », le « M » reprenant la typographie de Mi emblématique de Xiaomi. La firme chinoise récemment implantée en Inde a en effet acquis la cinquième place des vendeurs de smartphones à l’échelle internationale tandis que Micromax, la maison-mère de YU, n’apparaît pas au classement global. En Inde toutefois, au dernier trimestre 2014, la marque obtenait 22 % du marché indien pour 21,6 millions de smartphones écoulés, d’après le cabinet d’analyses Canalys. Une croissance rapide (+ 90 % en un an) qui le place d’ailleurs devant Samsung dans le pays, ainsi que devant Karbonn et Lava, deux autres marques indiennes spécialisées dans les terminaux à bas prix. Pour Micromax, il importe donc d’asseoir son rôle de leader dans son pays et d’afficher une image aussi jeune que l’est celle de Xiaomi pour mieux convaincre.