Présenté officiellement lors de la #madebygoogle de mardi soir, le Google Pixel se positionne comme un sérieux concurrent à l’iPhone. Il se distingue sur au moins un point, la photo. Focus sur la partie photo des Pixel.

pixel-google-apn-photo

Les Pixel et Pixel XL doivent trouver leurs places dans le marché des smartphones haut de gamme. Le Galaxy Note de Samsung et l’iPhone sont déjà bien installés depuis des années. Et si le mobile d’Apple et celui de Samsung sont des références dans le domaine de la photo, se pourrait-il que Google vienne s’imposer avec son Pixel.

Google un APN haut de gamme

Google n’a jamais été très brillant concernant la partie photo de ses smartphones (on se souvient tous du Nexus 5). Mais avec son arrivée dans le très haut de gamme, la firme de Mountain View joue à présent dans la cour des grands. Le premier smartphone entièrement « made by Google » espère se démarquer avec les capacités de l’appareil photo de son Pixel.

Nos confrères américains, qui ont pu tester quelques minutes le Google Pixel, sont unanimes quant à la qualité de l’APN. Avant même son annonce officielle, Google a fait tester son appareil photo par l’entreprise française DxOMark. Le résultat est bluffant, et le Pixel se voit enregistrer le meilleur score jamais atteint sur le site spécialisé !  

pixel-google-apn-dxomark

Un capteur Sony de 12 Mpix

L’appareil photo du Pixel se compose d’un capteur Sony IMX378 que l’on trouve déjà sur les nouveaux Mi 5s de Xiaomi. Google a fait le choix de ne pas choisir un capteur d’une très grande définition, tout comme Apple et Samsung, qui permet de faciliter les prises de vue en basses lumières en mettant l’accent sur la taille des photosites, de 1, 55 microns, pour capter plus de lumière quand le Galaxy S7 se limite à 1,4 micron et même 1,22 micron sur l’iPhone 7.

C’est bien, mais quand on sait que par exemple, Sony est en mesure de proposer des modèles de plus de 20 mégapixels… À croire que les acteurs soient tombés d’accord pour décider que 12 Mpix, c’était déjà bien suffisant pour les smartphones actuels. D’un autre côté, le plus important aujourd’hui c’est sans aucun doute d’améliorer la technologie de stabilisation, le rendu des couleurs ou encore les qualités optiques.

Une focale satisfaisante

D’après les journalistes américains qui ont pu prendre en main le Pixel, la focale peut être comparée à celle du Galaxy S7 de Samsung. Ainsi, l’angle de vue serait proche des 26 mm avec un équivalent reflex 24×36. Cette focale très grand-angle permet de prendre de très beaux paysages et des scènes, mais nous sommes loin des 56 mm de l’iPhone 7 Plus qui lui offre des résultats plus satisfaisants pour les portraits. En mode classique, l’iPhone 7 utilise tout de même un objectif de 28 mm, moins grand-angle que les Pixel.

pixel-google-apn

Une optique pas assez lumineuse ?

Mais là où Google semble être en dessous de la concurrence, c’est au niveau de l’optique. Celle-ci est peu lumineuse, avec une ouverture à f/2 contre f/1.7 pour le Galaxy S7. Pourquoi ne pas avoir intégré un objectif plus lumineux ? Pour des raisons de compacité peut-être. À noter également que la version XL du Pixel ne compte pas d’amélioration du côté de l’appareil photo contrairement aux versions Plus des iPhone. Les performances seront dont les mêmes entre les deux versions. 

Mais où est la stabilisation ?

Google, contrairement à Samsung, Apple ou ses autres concurrents, a fait un choix pour le moins audacieux (ou risqué ?) : ne pas intégrer de stabilisateur optique à ses Pixel mais une stabilisation numérique basée sur le gyroscope intégré qui « anticipe » les mouvements, remontant les informations 200 fois par seconde.

Malheureusement, la stabilisation numérique est en théorie uniquement disponible pour la vidéo et n’a pas aussi bonne réputation que celle de l’optique puisqu’elle est moins performante et réduit le champ de vision, car la technique revient à zoomer dans l’image. Les photos en basse luminosité ne devraient donc pas être le fort des Pixel, à moins que Google ait réussi un exploit dans le domaine de la stabilisation numérique.

Cependant, elle permet de simplifier la conception, diminue la taille du bloc et du coût de production, car elle ne demande pas l’intégration d’une lentille mobile à l’intérieur du bloc. Une prise de risque de la part d’un géant du logiciel qui se vérifiera ou non très prochainement.