Samsung serait actuellement en train de revoir sa stratégie de vente de ses smartphones de milieu et d’entrée de gamme. Afin de conserver ses parts de marché dans les pays émergents et pour démocratiser le paiement sans contact, le Coréen réfléchirait à introduire des capteurs d’empreintes digitales sur ses téléphones à bas prix.

Galaxy S5 empreintes

Samsung, on le sait, est en difficulté ces derniers temps. Si ces bénéfices feraient rêver n’importe quelle autre entreprise hi-tech, ses parts de marché dans le secteur de la téléphonie mobile s’effritent et le Coréen est encore très loin des belles performances financières de son concurrent de toujours : Apple. Bien conscient qu’une bonne partie de ses revenus proviennent des smartphones d’entrée et de milieu de gamme, Samsung réfléchit actuellement à des moyens de les rendre plus attractifs auprès des consommateurs. L’un d’entre eux serait justement d’intégrer des composants issus des smartphones haut de gamme sur des appareils de milieu ou d’entrée de gamme.

Et plus précisément, Samsung désirerait intégrer des capteurs d’empreintes digitales à ses téléphones. Ces derniers ont deux principaux avantages. Ils sont d’abord un argument bien visible aux yeux des consommateurs et sont encore très liés aux yeux du grand public aux appareils onéreux. Ils ont donc un avantage de taille sur les appareils concurrents. Pour l’instant on les trouve chez Samsung que sur les Galaxy S, les Galaxy Note et certains Galaxy A.

Samsung Pay en embuscade

Deuxième avantage non négligeable, l’intégration d’un capteur d’empreintes digitales à des téléphones d’entrée de gamme leur permettrait de bénéficier des solutions de paiement sans contact. Une technologie qui intéresse de près Samsung, qui possède la sienne avec Samsung Pay. Non seulement cela lui apporterait des clients supplémentaires mais aussi, à terme, des revenus additionnels. Leur présence sur les smartphones d’entrée de gamme leur permettrait également de démocratiser le paiement sans contact dans les pays émergents. L’idée est intéressante et pourrait créer un cercle vertueux.

Il reste toutefois la question du prix de ces composants. Pour que les téléphones d’entrée et de milieu de gamme de Samsung soient compatibles avec des technologies de paiement sans fil, ils doivent obligatoirement embarquer des puces NFC ainsi que des capteurs d’empreinte digitale. Des composants coûteux et qui font actuellement réfléchir Samsung, si l’on en croit le Korea Herald.

Ce dernier rappelle d’ailleurs que selon le cabinet d’étude Strategic Analytics, Samsung est actuellement le premier vendeur de smartphones dans 14 des 15 marchés émergents du monde. Il est donc le principal vendeur de smartphones en Indonésie, en Turquie en Égypte, mais aussi en Inde. Des marchés où la concurrence est de plus en plus rude et que Samsung se doit de conserver à l’avenir.