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Tags Windows Mobile

fév230:19

Quand Android 2.1 s’invite chez Windows Mobile

Catégorie : Actualités Générales // Auteur : Dr Duck // 8 commentaires

Et l’exploit nous vient tout droit du talentueux forum xda-developers.

4 téléphones sont passés sous leurs mains et l’installation d’Android 2.1 est désormais disponible par ici.

Elle s’applique aux HTC Kaiser, Vogue, Polaris et Niki.

Il semblerait que le Wifi, le GPS, l’application d’appel, le mode veille et la gestion de la batterie marche correctement. Un problème sur le Bluetooth et l’appareil photo semble toutefois persister.

Cette manipulation est malgré tout dangereuse et il faut savoir qu’elle supprimera Windows Mobile de votre téléphone. A utiliser donc avec précaution !


juin236:12

Tutorial : Installer Android sur HTC Touch Pro et HTC Touch Diamond

Catégorie : Tutoriaux // Auteur : Ulrich // 22 commentaires

On en parlait, mais c’était surtout réservé à des bidouilleurs. Voici que deux ROM viennent d’être mises à disposition sur un forum pour le HTC Touch Pro et le HTC Touch Diamond. L’installation est vraiment simple et à portée de tout le monde. Malheureusement, les drivers ne sont pas encore disponibles et un tas de fonctions sont absentes dont le microphone, le haut-parleur, le WiFi, le Bluetooth, le GPS, etc… mais rassurez-vous toute la partie GSM fonctionne (EDGE, 3G…). En attendant que les drivers soient disponibles, faites un test sur votre smartphone. Fini Windows Mobile…

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  1. Téléchargez le ROM qui correspond à votre smartphone et déposez le dans un dossier que vous allez nommer « tmp ».
  2. Connectez votre smartphone à votre PC/Mac en USB.
  3. Déposez le dossier « tmp » à la base de votre carte mémoire.
  4. Effectuez un soft reset de votre smartphone. Par exemple pour le HTC Touch Diamond comme sur la photo ci-dessous.
  5. Relancer le smartphone, ouvrez l’explorateur et ouvrez le fichier « haret.exe » situé dans le répertoire « tmp » comme déposé précédemment.
  6. Le premier démarrage sera un peu lent, mais ensuite tout sera normal. Voilà, profitez de votre nouveau système Android.

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mar2011:28

iPhone 3.0 vs Palm Pre vs BlackBerry vs Android vs Windows Mobile

Après le tableau sans réel intérêt confrontant l’iPhone 3.0 et Android (cupecake), voici le tableau ultime « iPhone 3.0 vs Palm Pre vs BlackBerry vs Android vs Windows Mobile ». Le tout publié par BlackberryCool, c’est bien sûr un peu trollesque de s’aventurer, pour le moment, dans de telle comparaison (iPhone 3.0 et le Palm Pré étant toujours en développement).

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Cliquez sur l’image pour agrandir

Je me demande quel pourrait être le prochain tableau de comparaison… :)


nov2420:46

Un smartphone Microsoft en 2009 ?

Catégorie : Le monde de la mobilité // Auteur : Ulrich // 3 commentaires

Microsoft préparerait un smartphone, et il semblerait qu’il soit présenté en février prochain à l’occasion du 3GSM. La rumeur parlerait d’un processeur Tegra (processeur ARM modifié par nVidia) avec une puce graphique GeForce. C’est The Inquirer qui nous a publié ces informations et ils semblent avoir des sources très bien placées. Bref, entre Windows Mobile et le Zune, Microsoft pourrait nous présenter un produit complet.

Une autre information permet d’appuyer cette rumeur, en février dernier Microsoft a racheté Danger, un fabricant justement de petits smartphones grand public, les Sidekick (dotés d’un OS en Java).


sept2320:39

Windows Mobile 7 et Palm OS II pour 2009 ?

Windows Mobile 7 serait retardé… c’est ce qu’affirme des responsables de chez Microsoft. ll faudrait attendre le second trimestre 2009. En attendant, les utilisateurs de Windows Mobile 6.1 pourront procéder à la mise à jour de leur navigateur mobile : IE6 Mobile. Au programme, intégration de flash, moteur de rendu équivalent à la version PC…

Revenons maintenant à Windows Mobile 7 qui devrait intégrer… lire la suite…


sept1614:47

HTC présente le HTC Touch HD

Catégorie : Le monde de la mobilité // Auteur : Ulrich // 6 commentaires

Après le HTC Touch Diamond et le HTC Touch Pro, HTC vient de présenter son nouveau modèle de la gamme Touch. Il s’agit du HTC Touch HD qui a été présenté officiellement hier par la firme. Il s’agit d’un modèle conçu pour fonctionner sous Windows Mobile 6.1, et il intégrera comme ses prédécesseurs la surcouche graphique TouchFlo 3D. Il est quadri-bande (GSM 850/900/1800/1900) et compatible 3G/3G+ (seulement en Europe), le plus impressionnant est sûrement son écran tactile de 3,8 pouces, son GPS, sa caméra de 5 mégapixels mais aussi les fonctionnalités devenues classiques comme le Bluetooth 2.0 et Wifi. Pour ce qui est de la mémoire, il comporte 512Mo de mémoire flash et 288Mo de mémoire vive (RAM), mais aussi un port de microSD… lire la suite…


sept27:52

Microsoft : son App Store sera Skymarket pour Windows Mobile

Catégorie : Actualités Générales // Auteur : Ulrich // 4 commentaires

Après l’AppStore d’Apple, Android Market de Google, c’est Microsoft qui présente son marché aux applications mobiles, ça sera : Skymarket. Un des problèmes de Windows Mobile est sûrement le fait que les utilisateurs doivent doivent traquer des problèmes un peu partout sur Internet. Le firme de Redmond serait donc entrain de développer un lieu où serait concentrés les centaines d’applications développées pour Windows Mobile. Une plate-forme d’applications qui sera sûrement présente sur sa future version : Windows Mobile 7 prévue pour 2009.

Source : Istartedsomething


avr2314:02

Interview avec le CTO de THEORIS à propos d’Android (partie 2)

«La victoire ne peut se faire que dans le silence le plus total»

Au niveau justement de Google, est-ce que vous pensez, en supposant que Google s’impose comme une plate-forme viable et de référence, que l’arrivée de ce système mobile, Android, va changer un certain nombre de choses, dans le secteur ? Ou au contraire Est-ce que ce n’est pas quelque part une validation d’un modèle déjà existant ?

Je pense que c’est une validation d’un modèle existant. Enfin en tout cas, si Android s’impose ou arrive à faire sa place au soleil, ce sera d’une manière parfaitement transparente. C’est-à-dire que tout les gens qui utiliseront Android ne sauront pas qu’il y a Android dans leur machine. En fait très rapidement on devrait arriver à une situation où les gens ne sauront pas ce qu’il y a dans leurs appareils et c’est pour leur bien. La victoire ne peut se faire que dans le silence le plus total en fait, parce que l’on est passé dans un monde de service et d’une offre de services. Aujourd’hui on se soucie plus de la connectivité que de l’occupation en RAM. Les Operating System sont aujourd’hui des technologies matures. Les modèles structurels de Windows CE et de Linux, ou de BSD qui est d’ailleurs au coeur de l’iPhone et de Mac Os X, sont strictement identiques.
Donc là dessus on a des choses qui sont très stables. Aujourd’hui combien de gens savent que quand ils roulent dans une voiture de marque X, ils ont un modèle qui est fabriqué dans une usine de la marque Y. La majeure partie des constructeurs automobiles échangent des plateformes moteur, tout simplement parce qu’un moteur ça coûte très cher à développer.
Je pense qu’au niveau du logiciel on devrait arriver à des situations comparables. Comme le logiciel coûte très cher et qu’il évolue lentement le problème sera un problème d’intégration et les gens y connecteront leur interface. Ils ne sauront pas ce qu’il y a derrière.
Je ne pense pas que quelqu’un arrive à refaire ce que Microsoft a fait depuis 25 ans, c’est-à-dire à faire une fortune en vendant de l’OS. Et je pense qu’aujourd’hui la communication sur l’OS est quelque chose qui est passé de date. C’est d’ailleurs assez drôle parce que je me souviens très précisément, en 90 après le journal de 20h, j’ai vu une publicité pour Windows 3.0. C’était la première fois où j’entendais parler d’un OS à la télévision et j’étais à l’époque très surpris parce que je me suis dit « C’est bizarre, comme si un constructeur automobile s’amusait à faire une pub sur son arbre à came ».
On ne voit pas très bien ce que le grand public peut en retirer comme message. Je pense que cette époque est révolue maintenant. Elle correspondait à un moment où le marché avait besoin de se stabiliser. Aujourd’hui, effectivement Mac OsX ou Android, vaincront par leur capacité à se faire oublier en tant qu’Operating System, et donc leur capacité à se fondre dans l’existant qu’il soit au niveau des outils de développement, du savoir-faire des développeurs ou de la capacité d’intégration des OEM. ll faut qu’ils se fondent dans tout cela.

«Google vend du temps de cerveau»


Donc pour vous, c’est la raison pour laquelle Google a choisi de s’appuyer sur une base Linux et sur du Java ?

Est-ce qu’ils avaient d’autres choix ? Je ne pense pas, donc de ce point de vue on peut dire que c’est la raison. En termes de noyau, ils ne pouvaient pas acheter une licence Windows Mobile, enfin je ne sais pas s’ils ont essayé mais cela m’étonnerai. Ce n’est pas l’idée je crois.
Aujourd’hui les acteurs qui bénéficient du plus gros patrimoine logiciel sont la souche Unix et la souche Windows Embedded donc, oui c’est clair.
En ce qui concerne Java, je parlerai presque plus d’Eclipse que de Java puisque aujourd’hui ils peuvent tout à fait prendre le projet open source Rotor (NDLR : compilateur C#) et faire du dotNEt. Et à la limite si dotNet s’étend, Google a tout intérêt à avoir une offre de machine virtuelle dotNet qui cohabite avec une offre de machine virtuelle JVM parce que c’est justement ça qui fera leur succès. C’est le don d’ubiquité technologique qui fera le vainqueur. C’est quelque chose d’assez nouveau puisque aujourd’hui on ne vend plus de machines, on vend des services.
Il faudra donc être extrêmement agnostique en termes de technologies. Microsoft l’est moins c’est clair mais Microsoft a mis en place une situation qui les rend, au moins pour un certain temps, incontournables sur un certain nombre de choses. Donc ils s’appuient là dessus.
Google ne peut pas dérouler la même stratégie que Microsoft, c’est évident. Microsoft vit de la vente de ses licences, donc Microsoft a énormément besoin d’avoir un prix de licence et de convaincre des gens d’acheter des licences alors que le modèle économique de Google est complètement différent puisqu’en fait ils vivent de leur capacité à avoir des gens qui regardent leurs pages tous les jours. Il serait intéressant, aujourd’hui en 2008, de faire la somme des hommes/heures télévision toutes chaînes confondue et de savoir la proportion en comparaison des hommes/heures Google. Personnellement, je sais que je passe déjà beaucoup de temps tout les jours devant une page Google. C’est-à-dire qu’ils ont déjà capturé une partie de ce qu’un certain directeur de chaîne décrivait dans un aphorisme « je vend du temps de cerveau ». Google vend du temps de cerveau. Ce n’est pas le modèle Microsoft, en tout cas ce n’est pas au cœur du modèle économique actuel de Microsoft.

Et à votre avis, est-ce que Android a la possibilité, le potentiel d’être élargi au secteur des systèmes embarqués, peut-être moins grand public, plus industriel ou est-ce que il doit ou va resté confiné aux applications mobiles du type communicante ou multimédia ?

Android est un des nombreux Linux et le monde de l’embarqué est déjà grand consommateur de l’OS Linux (par exemple les boites ADSL, un tas d’équipement de réseau, beaucoup de systèmes de traitement vidéo en réseau, et ainsi de suite…). Mais le noyau Linux de base n’est pas toujours très adapté aux monde de l’embarqué, donc les gens font des déclinaisons adaptées de leur Linux.
Si Android s’impose comme une distribution dédiée embarqué, et on a tout intérêt à ça, cela permettra de fédérer l’outil, de fédérer les bibliothèques, de fédérer une offre …
Je pense que Google n’a pas intérêt à freiner là dessus. Je ne pense pas que leur idée soit de gagner leur vie sur les licences Android d’après ce que j’ai lu jusqu’à aujourd’hui. Cela permettra au moins de fédérer, car aujourd’hui dans l’embarqué et dans le monde Linux, chacun a le sien. Ils ont tous l’étiquette Linux, mais de la même manière que tout les IRIX, AIX, Solaris, HP-UX, etc. avaient leur étiquette Unix il y a 20 ans. Pourtant les choses étaient peu portables de l’un à l’autre donc, oui il peut être fédérateur.
Je rajouterai une chose là dessus, c’est que pour l’instant, les CPU du monde de l’embarqué ne sont pas les mêmes que les CPU du monde PC et serveurs puisque l’on a d’un côté l’architecture x86 d’Intel dont beaucoup de 32 bits, et de l’autre côté les architectures ARM qui sont extrêmement présentes et qui ont bien gagné du terrain depuis 6/7 ans. Mais arrive sur le marché un processeur qui est l’Atom (NDRL : de chez Intel), l’annonce date du début du mois dernier.
L’Atom est un x86 qui a les caractéristiques d’un processeur embarqué, à la fois en consommation, et en dissipation thermique. Par contre il a une puissance de feu qui est celle d’un PC à savoir entre 1GHz et 1,8 GHz. Or avec 1 GHz, ou 1,8 GHz, vous n’avez pas besoin de mettre un DSP (NDLR : type de processeur dédié au traitement du signal, utilisé par exemple dans l’architecture ARM) pour faire de la vidéo.
Donc on a aujourd’hui un affrontement au niveau hardware entre deux stratégies que l’on connaît de très longue date, à savoir mettre un DSP pour faire du traitement spécifique, ou décider de faire ça en algorithme classique avec processeur flottant sur une architecture lourde.
Pour l’instant les gens du monde ARM étaient relativement protégés puisque Intel n’était pas éligible pour attaquer leur marché. A partir du moment où l’Atom est en place, potentiellement les gens sauront mettre en œuvre des solutions de lecteurs vidéo sans devoir passer par un DSP et cela peut changer les choses lorsque l’on pense au monde Linux. En effet le monde x86 est quand même le gros du terrain de jeu de Linux. L’émergence des architectures Atom qui ne devrait pas tarder peut relancer Linux dans l’embarqué puisque sur architecture ARM, Linux reste un travail de spécialistes.
Cela va certainement aussi aider Apple puisque l’on a dit au début qu’aujourd’hui Apple doit gérer deux OS, mais à partir du moment où ils peuvent intégrer une architecture Atom dans le futur iPhone, ils n’auront plus qu’une souche Mac Os X x86. Donc cela faciliterait la vie d’Apple et de ses développeurs. Cela peut les remettre sur les rails. Donc aujourd’hui à mon avis ce sont les trois acteurs principaux, je ne vois pas trop un Nokia revenir dans la course.

«Aujourd’hui un téléphone portable, c’est un ordinateur à part entière»

Donc pour vous, c’est la fin de Symbian ?

J’en ai vu mourir d’autres et non des moindres, je pense que le principal défaut de Symbian, c’est que c’est un OS de téléphone portable, et il a toujours été présenté comme cela. Symbian pour moi correspond à une période très précise de l’histoire informatique où un téléphone portable était un tout petit ordinateur.
C’est de moins en moins vrai, aujourd’hui un téléphone portable, c’est un ordinateur à part entière. Même la grande presse commence à en parler. Donc à partir du moment où il n’y a plus vraiment besoin d’optimisation mémoire …
Il y a une étude qui montre qu’en 2009, le marché des équipements embarqués est de 2,2 milliards d’unités ce qui est normal car il grossit. Mais surtout ce qui est très important, c’est que sur ces 2,2 milliards d’unités, il y en a les deux tiers qui sont sur architectures 32 bits et mémoire virtuelle. Donc en fait, les deux tiers sont des PC et pas autre choses.
Or l’avantage concurrentiel de Symbian, c’est qu’il n’est pas un OS de PC. Je vous l’ai dit, c’est le monde du PC qui est venu à l’embarqué, et cela menace les acteurs de l’embarqué qui n’ont pas des offres taillées pour ces besoins là.
Donc c’est pour cela qu’aujourd’hui je ne vois pas trop Symbian bouger ou évoluer. Ils peuvent toujours mettre un cœur Linux dans Symbian (NDLR : Nokia a acheté Trolltech, un éditeur d’OS Linux pour téléphones), mais à ce moment là ce n’est plus Symbian. D’ailleurs je ne sais pas comment Google a prévu de gérer le problème de la GPL avec son Linux par rapport aux offres qui seront faites autour de ça.

Ils ont déclaré pour le moment que dés que le premier terminal serait sorti, toutes les sources d’Android et autour seront publiques.

Mais les sources … Ce qui va autour, les middlewares ? Les stacks GPRS, UMTS, … ?

«finalement XP, c’est le temps qu’il a fallu à l’ensemble Wintel plus les OEM à faire un Mac»

Ça fait partie des questions dans le sens où fait partie du contrat Google l’idée que toutes les applications sont à même niveau y compris les applications de gestion et de contrôle GSM, etc. mais d’un autre côté il a été aussi dit qu’à la demande des opérateurs, ça pourrait être packagé de la façon dont il le souhaite.

Oui les opérateurs pour bien les connaître, parce qu’on a travaillé avec eux pas directement sur mobile mais en forte proximité avec le monde mobile. Les opérateurs ne sont des chauds partisans de l’ouverture. C’est un euphémisme, mais c’est normal, c’est leur business model.
Un opérateur, c’est quelqu’un qui sait compter et facturer des unités.
Ce n’est pas pour rien qu’Unix est né chez AT&T. Unix au début de son développement permettait de gérer de grosses quantités de données. Quand vous regardez la différence entre Unix BSD et Unix AT&T, où est-ce que vous trouvez des sémaphores, des gestionnaires de transactions ? C’est chez AT&T. Ça leur servait à ne pas perdre une unité dans la nature et ce modèle là reste vrai pour eux.
Donc ils ont un peu de mal avec l’ouverture.
Vous regardez la gestion de la sécurité sur mobile, les certificats etc. c’est un sujet critique. L’émergence de Windows Mobile chez Microsoft, à mon sens, a été pour partie liée au fait que Microsoft a su offrir des garanties aux opérateurs que ce qu’ils avaient leur était strictement réservé.
Moi en tant qu’acteur technologique, j’ai accès aux sources de Windows CE mais je n’ai pas accès directement au cœur de la technologie Windows Mobile et c’est une forme de garantie pour les opérateurs qu’ils ont quelque chose qui est à eux avec une gestion de sécurité propriétaire sur laquelle ils peuvent eux-mêmes rajouter leur propre gestion de sécurité. Et ils sont très demandeurs de ce genre de chose.
Même chose pour les constructeurs automobiles. Donc c’est vrai que l’on se demande comment peut fonctionner une offre ouverte par rapport à ce monde là. Je pense qu’elle ne peut fonctionner que par contournement.
D’ailleurs aujourd’hui les opérateurs sont en train de se faire contourner par les acteurs informatiques. On voit bien que le monde du téléphone est en train de se faire grignoter par les des réseaux informatiques. Le reversement de licence d’Orange à Apple pour l’iPhone en est un bon exemple. Le fait qu’aujourd’hui chez des opérateurs, vous pouvez acheter des téléphones avec lesquels il n’y a pas de forfait voix, il n’y a que des forfait texte ou Messenger, le fait qu’ils aient intégré du Messenger Microsoft dans leurs téléphones alors qu’ils ont poussé leurs solutions pendant longtemps. Aujourd’hui il y a plus d’abonnés dans la base MSN qu’il n’y en a chez le plus gros opérateur chinois. En France, Orange, c’est 30 millions d’abonnés, ce n’est même pas un dixième de la base MSN donc les choses vont encore changer.
On vit une période très intéressante. Pour moi elle ressemble beaucoup à ce que j’ai connu quand j’ai commencé l’informatique, à l’école en 1982 nous avions des minis, on les appelait « minis » car ils ne tenaient que dans la moitié de cette pièce et puis la révolution du PC a tout changé. On vient de traverser une période très stable en informatique qui a démarré avec le Mac en 84. Parce que finalement XP, c’est le temps qu’il a fallu à l’ensemble Wintel plus les OEM pour faire un Mac. On est en train de sortir de cette « époque du Mac » et une nouvelle révolution se met en place.
Aujourd’hui, vous interrogez n’importe qui dans la rue, tout le monde sait ce que c’est qu’un PC. Tout simplement parce que l’on vient de traverser pratiquement 20 ans de stabilité en terme d’offre de marché : le PC. Mais là, ca y est, c’est la fin. C’est déjà plus un PC ça (NDLR : en montrant l’Asus EEE). Et on sait très bien que dans ces périodes de révolutions technologiques les choses vont vite et c’est rapidement le cimetière des éléphants : des acteurs énormes qui disparaissent ou qui changent de métier.
C’est l’histoire d’IBM. Big Blue en 83 et Big Blue aujourd’hui, c’est un changement de métier quasi total. HP a suivi le même chemin un petit peu plus tard. C’est-à-dire passer de l’offre d’infrastructure à l’offre de service. Aujourd’hui tout ces gens là déménagent vers le modèle économique des SSII. IBM est une des plus grandes SSII de la planète. On peut donc s’attendre à ce que les choses changent. IBM en 83, c’était aussi gros que ce qu’est Microsoft aujourd’hui et d’ailleurs ils étaient à peu près aussi détestés.

Est-ce qu’on peut faire un petit peu un chapitre investissements ? On sait que vos activités sont vraiment autour du Windows CE et du Windows Embarqué … Est-ce que vous pensez un moment revenir à de l’applicatif sur du Linux ?

On est beaucoup plus agnostique que vous ne le pensez. C’est-à-dire qu’il faut distinguer la technologie et le business.
Le cœur de notre savoir-faire, on l’a constitué avant même que n’existe Windows Embedded, avant même que n’existe Windows tout court. Moi aujourd’hui, je crois que je totalise encore plus d’années Unix que d’années Windows, cela doit s’équilibrer sachant qu’il y a eu une période de recouvrement.
Je vous parlais tout à l’heure des architectures systèmes, des principes et des savoir-faire. Or développer un driver CE ou développer un driver Linux, le savoir-faire est le même.
Donc la majeure partie des gens à THEORIS et plus globalement dans l’écosystème, parce que c’est un petit monde, ont déjà fait deux ou trois changements de plateforme. Une des choses qui nous a poussés à aller vers Windows CE, c’est que l’on faisait le support technique et la formation pour LynxOs, qui était un OS pré-linuxien avec du temps réel, et en 1997 LynxOS a récupéré son support en France. Donc à ce moment là, on a cherché une autre plateforme « temps réel – embarqué », et Microsoft arrivait avec CE. On a signé les accords « System Integrator » avec Microsoft et cette activité se porte bien encore aujourd’hui.
Au niveau des technologies, le vrai savoir-faire n’est que partiellement au niveau de l’OS, il est surtout au niveau des architectures logicielles, de la connaissance des architectures matérielle, du co-design et des outils du développement croisé.
Globalement savoir optimiser une architecture Linux, ou savoir optimiser une architecture CE, c’est à peu près comparable.
Après le business, c’est autre chose puisqu’on est une entreprise : on a des salaires, on a des charges on paye des impôts, et ça, c’est quelque chose qui tombe tout les mois.
Comme vous le savez, une entreprise, c’est quelque chose qui n’existe qu’à partir du moment où il y a de l’argent qui circule. Une entreprise, c’est un tuyau qui sert à prendre de l’argent quelque part pour le déplacer ailleurs. En fait c’est un tuyau bizarre car c’est un tuyau qui n’a pas de corps, c’est un tuyau qui n’est fait que de l’argent qui circule dedans. Donc le vrai problème d’une entreprise c’est beaucoup moins de savoir faire ci ou de savoir faire ça, que d’entretenir ce tuyau en vie.
Aujourd’hui, si je prends l’exemple de THEORIS, on a une démarche de communication qui utilise l’étiquette Windows Embedded mise en place par Microsoft en décembre 1999 pour être précis et qui est très structurée. En substance Microsoft dit : je m’occupe de faire le marketing, je crée des marques, j’assure le marketing autour de ces marques et je vais également entretenir un écosystème.
Dans l’écosystème il y a par exemple des distributeurs qui vendent des licences, et des intervenants techniques certifiés qui font du logiciel ou du matériel. Microsoft finance le marketing et entretient l’écosystème, il le régule en définissant les règles du jeu. On trouve notre place dans cet écosystème car nous sommes un acteur beaucoup trop petit pour se payer du marketing ou pour avoir des gens qui passent leur temps à appeler des prospects en France et ailleurs. Et donc on utilise la communication Microsoft pour drainer les clients vers nous, le deal avec Microsoft c’est que l’on passe des certifications, et c’est tout. Aujourd’hui en terme de business, on a à peu près 60% de business qui tourne autour du monde Windows, 20 à 30% en Linux globalement, et encore 10% « pas d’OS », bas niveau car il y en encore, téléphonie, etc. et il y en aura toujours d’ailleurs.
C’est vrai que l’on est marqués Windows de facto, il existe une alternative tournée vers Linux « Société de Service en Logiciel Libre ». Ce qui nous distingue des SSLL, c’est au départ, un choix de stratégie marketing. Historiquement, on a opté pour une stratégie marketing orienté Microsoft. Étant des « Unixiens » de longue date, on aurait pu opter pour une stratégie Linux, mais on a dû bouger avant que le monde Linux Embarqué ne soit stabilisé.

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avr2123:06

Interview avec le CTO de THEORIS à propos d’Android

Catégorie : Actualités Générales // Auteur : cr0vax // 8 commentaires

Interview avec M. Thierry Joubert, directeur technique de THEORIS réalisée par Baptiste Michaud et Pierre-Olivier Dybman.

«aujourd’hui il est difficile d’expliquer à des étudiants ce qu’était l’informatique des années 80, je pense fort probable qu’il sera difficile d’expliquer à des étudiants de 2018 ce qu’était un PC»


En guise d’introduction, donc, on va peut-être commencer par vous demander de présenter votre entreprise, THEORIS, en quelques mots.

THEORIS est un acteur de l’informatique embarquée, spécialisé dans le logiciel et ses aspects embarqué. C’est un acteur relativement récent sur le marché puisque c’est une société qui entre dans sa sixième année. Par contre l’équipe qui est le noyau dur de THEORIS s’est constituée depuis un petit peu plus d’une vingtaine d’années. Cette équipe développait un OS temps réel dans les années 90 et elle est beaucoup intervenue sur des problématiques de projets automobiles, et évidemment sur des projets d’un des gros consommateur d’informatique embarqué qu’est le domaine militaire, ainsi que sur tout ce qui est études, banc d’essais, etc.

Et vous, pour votre part quel est votre parcours personnel ?

Je travaille dans le domaine de l’informatique en tant que professionnel depuis 86. J’ai démarré l’informatique en 83. C’était une époque où on ne distinguait pas tout ça (NDLR : embarqué, etc.). J’ai un diplôme qui est celui de l’École Centrale de Nantes, une école généraliste et j’ai fait une option informatique qui m’a conduit à faire tout ce qui est automatisme, ainsi que l’informatique implantée sur les équipements industriels.
J’ai commencé dans l’informatique tertiaire par l’installation du système de l’ambassade de France à Washington. J’ai fait cela pendant mon service militaire en VSNA à l’époque puis j’ai assez rapidement embrayé sur l’informatique technique chez Thomson (aujourd’hui Thalès) puis Renault. J’ai beaucoup travaillé dans le domaine de la réalité virtuelle et du temps réel qui sont d’ailleurs deux domaines connexes.

Justement au niveau du secteur des systèmes embarqués plus particulièrement, vous en tant que patron d’entreprise, quelles sont les avancées que vous attendez sur ce marché pour les années à venir ?

L’informatique embarquée, on parlait également d’informatique temps réel ce qui était un petit peu un abus de langage, a été pendant très longtemps un secteur relativement isolé du reste du monde de l’informatique. Des serveurs, on en a toujours été relativement isolé, mais surtout du monde PC. Jusqu’à une date récente on distinguait bien le monde du PC de celui de l’informatique embarquée. Mais depuis l’avènement des PDA à la fin des années 90, l’intégralité, enfin, on va dire la galaxie informatique s’est déplacée vers le monde de l’embarqué dans la mesure où les problèmes de compacité de coût et de fiabilité des équipements mobiles sont notre pain quotidien dans l’embarqué. Or aujourd’hui, ce sont des problèmes qui se posent pour les téléphones portables mais aussi sur tous les appareils d’informatique personnelle et bientôt de domotique.
Donc en fait, on a un petit peu le sentiment d’avoir toujours vécu en marge du terrain et que finalement, c’est le terrain qui s’est déplacé vers nous. En définitive quand on parle d’architecture RISC embarquée, quand on parle de systèmes bootables sur flash, quand on va parler de systèmes qui font du 24/24 et qui tiennent dans la poche, c’est un domaine que l’on traite. C’est déjà ce qu’on devait faire dans les systèmes d’armes il y a 20 ans. Et aujourd’hui, c’est ce que tout le monde a dans sa poche, dans sa maison, ou encore dans son automobile.
D’ailleurs le premier secteur qui a été touché par l’informatique embarqué c’est l’automobile il y a une petite quinzaine d’années avec le multiplexage, comme on appelait cela à l’époque, c’est-à-dire le fait de passer toutes les informations du véhicule sur un bus numérique, et non plus sur une quantité de fils.
Il y avait à l’époque des motivations économique en cuivre et en temps de montage et puis surtout les mises à jour et la gestion des gammes facilitées.
Donc voilà un petit peu le sentiment de se retrouver au cœur du terrain alors que le savoir-faire n’a pas bougé.
Par contre les domaines d’application ont vraiment changé et tout ça est directement lié, à mon sens, à la loi de Moore. C’est-à-dire, le fait qu’aujourd’hui les capacités d’intégration font que l’on a une puissance de feu absolument énorme dans une puce qui va coûter quelques euros et qui consommera quelques centaines de milliwatts. Le moteur a toujours été cette loi de Moore. J’ai connu au départ ce qu’on appelait les minis, qui ont été tués par les stations de travail, qui ont été tuées par les PC ce même PC qui commence à être sérieusement attaqué par ce qu’on appelle l’UMPC. Aujourd’hui, j’ai dans mon téléphone portable, qui n’est pourtant pas si récent que ça, j’ai plus de puissance de feu que dans mon PC de mon bureau il y a 10 ans … 32bits, 32Mo de RAM, en fait je n’avais même pas ça dans mon PC de bureau il y a 10 ans.

Donc justement, au niveau des évolutions et des perspectives d’avenir, vous avez le sentiment que c’est un phénomène qui va s’accélérer ou est-ce que vous pensez qu’à un moment donné il va y avoir une saturation ?

La problématique, puisque l’on est dans un secteur industriel, est très simple, c’est un problème de marché. Aujourd’hui, l’avènement des technologies de l’informatique embarquée offre deux perspectives en termes de marché.
La première perspective, c’est que la loi de Moore fait baisser les coûts. Or cette baisse des coûts permet d’étendre très largement le marché. De mémoire en 2007, il s’est venu 230 millions de PC à peu près tout confondus, la même année il s’est vendu 1 milliard et demi de téléphones portables et autres PND (NDLR : Personal Navigation Device) donc automatiquement, la baisse des coûts fait que le marché s’élargit. Il est évident qu’il y a plus de gens qui sont capables de s’acheter un PC à 500€ qu’un PC à 1500€. C’est le premier point.
La seconde perspective c’est que la taille du marché elle même fait baisser les coûts. Le PC est typiquement un appareil fragile et sophistiqué, il est quand même limité à un marché, disons occidental. A partir du moment où on est dans l’embarqué, des appareils très solides, très robustes, plus de pièces mobiles, de l’informatique extrêmement compacte avec un très haut niveau de fiabilité et une consommation basse, on peut en plus de cette baisse des coûts atteindre de nouveaux marchés. Je crois qu’il y a un milliard d’humain équipé d’un PC, mais 4 milliards équipés d’un téléphone portable.

Donc les perspectives sont assez énormes. Les pays occidentaux se sont payés des réseaux de téléphone à base de cuivre mais aujourd’hui diffuser un réseau ne nécessite plus de tirer la paire de cuivre auprès de chaque abonné. Ces choses là permettent d’élargir le marché potentiel et ça, à mon sens, ce sont deux facteurs qui font que l’on est aujourd’hui au début du phénomène. C’est-à-dire que ce que l’on voit de l’informatique embarquée aujourd’hui, on a parlé des téléphones, des PND, on aurait pu parler des players multimédia. Ces objets sont un petit peu ce qu’était l’IBM PC en 81/82. Et d’ailleurs à mon sens, ils vont très fortement modifier le marché du PC parce qu’ils vont finir par, je pense, l’envahir pour une large part. Je pense que dans les 10/15 années qui viennent on va voir se mettre en place de nouveaux équipements de nouveaux usages, de nouvelles façons de vendre. Une très grosse différence à mon sens aussi, c’est que quand on vend un PC on vend un équipement, alors que quand on vend de l’embarqué, on appelle ça de la mobilité et ce que l’on vend c’est un contrat de service donc les modèles économiques n’ont rien à voir. Ça aide énormément à la diffusion car quand vous achetez un PC, il faut quand même mettre quelque centaines d’euros sur la table, alors que vous pouvez avoir un abonnement téléphone, et le téléphone qui va avec, pour un engagement de quelques euros tous les mois à condition d’avoir simplement signé pour 2 ans. Tous ces facteurs vont très profondément modifier les périmètres.
Alors qu’aujourd’hui il est difficile d’expliquer à des étudiants ce qu’était l’informatique des années 80, je pense fort probable qu’il sera difficile d’expliquer à des étudiants de 2020 ce qu’était un PC. Le form factor restera parce que un clavier un écran, ça restera mais cela deviendra un équipement parmi beaucoup d’autres.

Vous avez beaucoup évoqué le marché de la téléphonie mobile. Est-ce que, justement en parlant de ce marché et plus spécifiquement peut-être des OS mobiles, est-ce que donc THEORIS est présente sur ce marché là, spécifiquement ?

Oui, on est présent sur ce marché là, historiquement puisque le marché de la téléphonie mobile a été pour nous un terrain de jeu important et il le reste, mais c’est justement un marché que l’on a vu beaucoup changer, puisqu’il y a encore 3/4 ans, on travaillait avec des industriel Français à des optimisations très pointues de modules GSM sur lesquels il n’y avait pas d’OS ou si peu, donc vraiment très bas-niveau.
On a vu arriver une offre Windows Mobile qui est une plate-forme d’intégration de services, on a vu des acteurs comme Palm se transformer, on a vu des acteurs comme Psion mourir.
Aujourd’hui, dans le marché de la téléphonie le bas de gamme n’est plus trop en France. C’est-à-dire le soft de base que l’on faisait y a 5 ans ou 6 ans, aujourd’hui on ne le voit plus trop parce que d’une part il a déménagé dans les pays à bas-coûts de main d’œuvre et que l’on a vu apparaître des offres à valeur ajoutée, ce que l’on appelle aujourd’hui les smart connected service orientated devices. La notion de service orientated est importante parce que finalement c’est cela qui permettra de faire signer des forfaits aux gens donc ça nous ramène vers le modèle économique.
Ces choses là sont en place depuis 4 ans déjà. Je pense que le plus représentatif en tant qu’offre qui n’est ni offre d’opérateur, ni offre d’un fabriquant de téléphones, c’est Windows Mobile. C’est le premier, enfin, Psion bien sûr avec Symbian était présent avant, mais depuis que Symbian appartient à Nokia, c’est vrai que les choses ont un petit peu changé de ce point de vue là. Donc aujourd’hui la principale offre qui a montré qu’il y avait un écosystème technologique à côté du périmètre des opérateurs et des fabricants de matériel c’est Windows Mobile, et c’est la brèche sur laquelle un certain nombre d’autres prétendants sont en train de travailler, c’est clair.

«Pour moi l’initiative iPhone, c’est quelque chose qui ressemble beaucoup a ce qu’a été la machine Lisa en 83. C’est-à-dire que l’on attend le Mac quand même !»

Au niveau du marché actuel de ces OS mobiles, on a évoqué Windows Mobile et Symbian qu’est-ce que vous pensez de l’arrivée d’Apple sur ce marché avec son Mac Os sur un seul terminal, l’iPhone pour ne pas le nommer ?

Alors en fait aujourd’hui Mac Os X est disponible sur deux terminaux: l’iPhone en architecture ARM et le « mac » en architecture x86 (NDLR : L’architecture PowerPC n’étant plus supportée par Apple). Par ailleurs, je pense qu’Apple a souvent su montrer la voie. Pour moi l’initiative iPhone, c’est quelque chose qui ressemble beaucoup à ce qu’a été la machine Lisa en 83. C’est-à-dire que l’on attend le Mac quand même ! C’est un bien meilleur succès commercial que la machine Lisa qui avait été un flop mais à l’époque elle avait vraiment montré la voie. De toute façon on voit bien en ce moment que tout les intégrateurs de … de … on ne peut plus vraiment appeler ça des téléphones …

«chez Apple l’OS est un mal nécessaire»

Des terminaux mobiles ?

Oui, des terminaux voilà. Tous les grands intégrateurs, tout les grands OEM sont en train de travailler sur des choses qui ressemblent quand même beaucoup à l’iPhone.
Je pense que ce qui freine et ce qui a toujours freiné Apple pour être un acteur majeur du marché, c’est que le modèle économique d’Apple, c’est de fabriquer et de vendre du hard. Comme Sun, comme était HP, comme était IBM il y a des années. C’est une entreprise qui conçoit son hard et ce n’est pas un acteur de l’Operating system. On pourrait caricaturer en disant que chez Apple l’OS est un mal nécessaire. C’est un peu dur mais le business model d’Apple c’est de vendre du hard, c’est clair.
Ils ont montré qu’ils sont très bons pour vendre du hard quand ils ont montré pendant des années qu’ils arrivaient à vendre des flashs ou des disques durs pour 5 fois leur prix. C’est-à-dire qu’ils savent packager, ils savent faire le marketing, ils savent optimiser du hard. Et du hard costaud ! C’est-à-dire qu’ils ont montré que dans l’embarqué, tout ce qui était iPod, c’est du solide. Si les gens l’achètent c’est aussi parce que ça tient, et ça répond aux besoins.
Pour moi c’est ce qui a toujours freiné Apple et je ne vois pas trop les choses changer de ce point de vue là. Ils ouvrent leur SDK, c’est vrai, enfin ils entrouvrent leur SDK, on va dire les choses comme ça. Mais je ne sais pas trop comment ils peuvent changer de modèle économique.
Pour un industriel c’est dur de changer de modèle économique parce qu’il faut avoir de la réserve, or aujourd’hui le monde de l’informatique est extrêmement structuré, donc le ticket d’entrée pour prendre la place de quelqu’un ou venir se glisser à côté de quelqu’un, est extrêmement cher.
Apple a une chance malgré tout, par contre les gens qui sont les mieux placés pour tirer leur épingle du jeu sont d’une part Microsoft qui est déjà présent et qui a un modèle économique qui n’est pas du tout celui du hardware et puis en face un nouvel entrant qu’est Google avec Android.

Et l’alliance qu’il y a autour d’Android.

Oui alors l’alliance … Les alliances dans le monde industriel sont les mêmes que les alliances au niveau diplomatique ou politique. C’est-à-dire qu’elles ne tiennent que le temps d’en parler. Quand les choses se précisent les vraies alliances se font jour. En fait les alliances n’existent pas en termes de droit des affaires. Ce qui existe en droit des affaires, ce sont les contrats. L’alliance autour d’Android est une alliance entre des gens qui font du soft et des gens qui font du hard ou tout du moins qui intègre du hard. On a ce genre de chose dans le cadre des projets OEM que Microsoft a signé avec les grands OEM à partir de 1992 et qui sont des deals contractuels.
Moyennant un engagement d’installation, un OEM obtient des réductions sur ses prix de licences. Il y a aussi des accords entre Intel et les intégrateurs qui font que moyennant de mettre l’étiquette, moyennant de respecter certaines règles ils peuvent utiliser la technologie. Ca, ce sont des réalités qui d’ailleurs pour Microsoft, enfin pour le couple Wintel, ont plutôt bien fonctionné.
Mais attention ce sont des contrats, ce ne sont pas des alliances, ce n’est pas la même chose.
Le chemin à faire pour Google est de montrer qu’ils arrivent justement à mettre cela en place car, je ne pense pas que Google se mette à faire des Google Phone. La destinée de Google n’est pas de fabriquer du hard, l’idée est bien d’utiliser les meilleurs intégrateurs, HTC en particulier.
Maintenant comment vont se dérouler les choses ?
Aujourd’hui, c’est difficile à dire, dans la mesure où le logiciel évolue lentement, très lentement. On a parlé de la loi de Moore tout à l’heure, dans le domaine du hard les choses sont allé très vite. Aujourd’hui, le PC que j’utilise n’a vraiment plus rien à voir avec celui de 93.
Par contre, je fais toujours tourner sur mon PC en 2008 les mêmes binaires que j’avais sous NT 3.1 en 1993. Et quand je regarde l’architecture de ce que je fais aujourd’hui tourner sur mon PC, sur le monde Windows en particulier, j’ai des composants comme des ActiveX, j’ai Office, etc. Ce soft n’a pratiquement pas bougé et le phénomène est identique dans le monde GNU-Linux où l’initiative Open Source a permis de déclarer l’ensemble des développements des années 80 « patrimoine commun ».
Pourquoi ?
Le logiciel coûte très cher. Le logiciel, c’est ce qui s’adresse directement à l’utilisateur. Il n’y a pas ou peu de re-utilisation dans le logiciel, il y a de l’usage. Cela entraine une évolution extrêmement lente. Si on prend l’exemple du monde Windows Embedded par exemple, il a mis 10 années pour se mettre en place. Démarré en 1996, rentable en 2006, et tout cela en s’appuyant sur un monde existant qui était Windows, c’est-à-dire avec des développeurs, des composants, etc. On peut estimer que l’offre Google prendra « un certain temps » pour se mettre en place. Windows Embedded, grosso modo c’est 10 ans et certainement plusieurs dizaines de millions de dollars d’investissement, je ne vois pas trop comment Google peut arriver à faire sa place au soleil, sans aligner quelque chose de comparable.

«La victoire ne peut se faire que dans le silence le plus total»

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mar710:41

Comparatif des principaux SDK du marché dont Android

Catégorie : Développement // Auteur : cr0vax // 5 commentaires

Engadget vient de publier un comparatif des principaux SDK du marché, à savoir l’Apple iPhone SDK, la Toolchain permettant de développer des applications iPhone compatibles Jailbreaker, Windows Mobile, S60 (Symbian), et bien évidemment Android.

Je vous laisse le consulter sans plus tarder :

Apple iPhone SDK Toolchain Windows Mobile S60 Android
Cost Free Free Free; could be more depending on tools used Free; could be more depending on tools used Free
Wide-scale app availability June Now Now Now Depends on device availability
Native development Yes Yes Yes Yes Yes
Languages suppoted for native development Objective-C Objective-C C++, C#, VB.NET C++ Java
Digital certificates Required for distribution No Available, required for some phones Available, required for some phones No
Retail support Full; 30 percent Apple revenue share; free apps allowable No Limited Limited No, but Android Developer Challenge offers money and publicity
Platform maturity Immature Immature Mature Mature Immature
First-party support Yes No Yes Yes Yes
Community support Just getting started! Excellent Excellent Excellent Excellent
App installation method Direct (App Store), iTunes Installer.app, custom Direct, ActiveSync Direct, PC Suite Unknown; installation on emulator is not reflective of production devices
Emulator available Yes No Yes Yes Yes
Remote debugging Yes No Yes Yes Yes
Target device variety Poor Poor Excellent Good Poor (that will change, though)
Touchscreen support Multi-touch Multi-touch Single touch Umm… soon? Single touch
App availability and variety Poor (that will change, though) Good Excellent Excellent Poor (that will change, though)
Underlying architecture Cocoa Touch / Mac OS X Mac OS X Windows Symbian Linux
Flash availability No No Yes Yes No
Java availability No In development Yes Yes Yes

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