L’UFC-Que Choisir a porté plainte contre Orange et SFR pour « pratiques commerciales trompeuses » concernant leur communication au sujet de la couverture 4G. Bouygues Telecom s’en sort indemne.

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Après les publicités sur le Dual-Carrier, les annonces sur la 4G se multiplient depuis quelques temps et on en voit presque partout. C’est à partir de ce constat que l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a mené une enquête sur Paris pour vérifier si la communication des opérateurs n’était pas disproportionnée par rapport à la réalité. Le verdict, selon l’association, est sans appel. L’UFC-Que choisir a donc constaté un “intolérable décalage entre la communication des professionnels et les réelles prestations vendues aux consommateurs”, peut-on lire sur un communiqué. L’enquête terrain de l’association a visé les trois opérateurs ayant proposé la 4G à leurs clients mais seuls SFR et Orange font, in fine, l’objet de représailles de la part de l’association de consommateurs.

Une plainte a donc été déposée auprès du tribunal de grande instance de Paris contre les deux principaux intéressés. En cause, des “pratiques commerciales trompeuses” et “l’anormal décalage entre la carte de couverture de la ville de Paris que [les] opérateur(s) propose(ent) sur [leurs] site(s) Internet et l’accessibilité effective à [leur] réseau 4G.

Moins de 80 % des rues de Paris

En effet, l’UFC, qui a mené une étude de terrain couvrant 80 % des rues parisiennes effectuée sur des Samsung Galaxy S3 4G, s’est rendu compte que SFR ne couvrait que 75 % de la capitale, alors que l’opérateur vante une « présence quasi-intégrale » de la 4G à Paris. Orange, lui, couvre seulement “79,3 % de la capitale, oubliant toute une partie sud-ouest de la ville.” Bouygues Telecom est donc le seul tenir ses promesses selon l’association, qui constate “des résultats proches de ses annonces, avec une couverture de 99,4 %.”

Pour l’UFC-Que Choisir, cette communication trompeuse repose sur le fait qu’Orange par exemple laisse “penser aux abonnés à ses forfaits 4G qu’ils accéderaient à la 4G avec un débit maximum théorique de 150 mbit/s sur l’ensemble des zones où la technologie serait disponible.” Il s’agirait donc plutôt d’une “assimilation” de la H+ à la 4G. L’association reproche à l’opérateur au carré rouge d’assimiler pour sa part le Dual Carrier au très haut débit mobile. Si l’association a mis l’accent sur Paris, la “vitrine” de la 4G en France, elle s’inquiète toutefois de la couverture 4G en province.

Pour leur part, les opérateurs se défendent en indiquant avoir annoncé une couverture complète de la capitale d’ici la fin de l’année. Or pour le moment, nous n’en sommes qu’au mois de novembre….