La 4G n’en est encore qu’à ses débuts, après un lancement effectif en France à la rentrée 2013. Les offres commerciales se succèdent, se déploient peu à peu, mais globalement, on dépasse difficilement les 50 % de la population concernée, tous opérateurs confondus. Mais qu’importe, il faut déjà anticiper les avancées de nos réseaux : puisque la 4G est en route, que les regards se tournent vers la 5G. Même si on ignore encore ce qu’il en sera au juste.

5G

L’un des défis de 2014 sera naturellement la démocratisation de la 4G, ce réseau qui, selon les fréquences utilisées par les quatre opérateurs hexagonaux, peuvent assurer des débits théoriques jusqu’à 150 Mbps. Et si certains pays sont plus ou moins avancés côté déploiement, Bruxelles semble décidé à faire en sorte de ne pas laisser l’Europe à la traîne de la prochaine génération de réseau, histoire de ne pas reproduire le schéma de la 4G. De fait, ce réseau est désormais très développé dans des pays tels que la Corée, ou même les USA, mais l’Europe reste la lanterne rouge au niveau mondial.

Les impatients devront prendre leur mal en patience : il n’est absolument pas question de voir arriver la 5G en Europe avant l’année 2020. Le temps de voir venir, d’établir des standards, des accords commerciaux, et de faire de la 4G la base de tout abonnement mobile (ou presque), comme c’est actuellement le cas de la 3G, du moins en France.

De la 5G, mais pas avant 2020

Pour l’heure, nous en sommes plutôt aux déclarations d’intentions. « La prochaine génération de réseaux de communication sera « Made in EU »« , titre ainsi le rapport de l’Union Européenne. Et pour un budget de 700 millions d’euros fournis par la Commission Européenne et pour 700 autres millions accordés par ses partenaires privés, un Partenariat Public-Privé (PPP) visera à faire émerger les standards de la 5G : il s’agit de créer un réseau aussi rapide que sécurisé. Et pour la rapidité, l’objectif n’est pas des moindres, puisque la Commission envisage des débits atteignant 1 Gbps, pourquoi pas en passant par l’agrégation de bandes de fréquences. L’objectif sera également de réduire la consommation énergétique de ce réseau prévu à l’horizon 2020.

Pour le moment, de grands noms des télécommunications se sont associés au projet. On compte parmi eux Alcatel-Lucent, Intel, Thalès, Huawei ou Ericsson, sans oublier Orange. Une première enveloppe du projet monte jusqu’à 125 millions d’euros, en attendant le premier rapport annuel de la Commission. Et la modernisation des antennes comme du cœur de réseau, une opération aussi longue qu’ambitieuse.