La nouvelle proposition d’achat de SFR émise par Bouygues la semaine dernière contiendrait une clause de non-exécution – avec à la clé une somme comprise entre 500 millions et 1 milliard d’euros – destinée à convaincre Vivendi de la viabilité de son offre.

Bouygues Telecom SFR

Concrètement, en cas de rachat de SFR par Bouygues, si l’Autorité de la concurrence venait à rejeter la fusion, alors Bouygues ferait un chèque de compensation compris entre 500 millions et 1 milliards d’euros à Vivendi. La Tribune et Les Echos croient savoir que cette clause a été ajoutée lors du dépôt de la nouvelle offre de Bouygues la semaine dernière. Bouygues tente en effet de combler toutes les failles de son dossier d’offre de rachat de SFR. L’une des plus grosses crainte de Vivendi concerne justement l’Autorité de la concurrence qui pourrait invalider ou pénaliser une potentielle fusion à cause de l’importance des synergies créées par les deux entités. Des synergies estimées par ailleurs à 10 milliards d’euros.  En cas de fusion Bouygues-SFR, le marché des opérateurs français serait dominé par deux poids lourds représentant 90% du marché, mettant logiquement à mal la concurrence et donc les prix.

Les Echos souligne aussi très justement qu’il est fort probable que Altice ait également inclus une clause de non-exécution dans son offre d’achat de SFR. Si c’était le cas, il est également possible que le montant de cette clause soit beaucoup moins importante que celle proposée par Bouygues.

Rappelons pour terminer que Vivendi est actuellement en négociation exclusive avec Altice jusqu’au 4 avril prochain. Une négociation que Patrick Drahi, président d’Altice, espère finaliser avant la fin de l’échéance et que Bouygues aimerait avorter. Un résumé complet des derniers événements en date de cette rocambolesque offre de rachat se consulte par ailleurs à cette adresse.