Le ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique Arnaud Montebourg a réaffirmé hier son souhait de voir le marché des télécommunications mobiles passer de quatre à trois opérateurs.

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Dans le contexte de crise économique actuelle, Arnaud Montebourg a beaucoup à faire avec les opérateurs mobiles. Surtout depuis que Bouygues Telecom a plus ou moins annoncé la mise en place d’un plan de licenciement touchant 23 % de ses effectifs. A l’occasion du colloque sur le déploiement du très haut débit organisé par l’Avicca (association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel), le ministre du redressement productif a encore une fois affirmé le souhait de l’État de voir le marché des opérateurs téléphoniques revenir de quatre à trois acteurs.

« Nous y arriverons, nous ferons trois opérateurs capables d’investir, qui cessent de détruire de l’emploi, de s’entretuer – et pas seulement dans les colonnes des journaux mais également dans des batailles spéculatives – pour enfin construire avec l’Etat une stratégie de révolution numérique ».

Arnaud Montebourg aimerait en effet que Bouygues Telecom et Free fusionnent. Le ministre a invité lundi dernier Martin Bouygues à considérer la fusion de sa filiale télécoms avec un autre opérateur, le meilleur moyen selon le représentant de l’État d’éviter des suppressions d’emplois. La fusion potentielle entre Bouygues Telecom et Free est quelque chose de maintenant complètement envisageable. Les deux sociétés se sont déjà rencontrées maintes fois par le passé pour évoquer le sujet mais n’ont pour le moment trouvé aucun terrain d’entente.