En une période où l’univers des télécoms s’agite autour d’un nouveau volet du mercato des opérateurs, Iliad publie ses derniers résultats financiers. La maison-mère de Free Mobile indique s’appuyer sur un parc d’abonnés mobiles atteignant désormais les 8,6 millions de clients.

Free Mobile

8,635 millions d’abonnés mobiles au premier trimestre 2014, c’est le parc que revendique actuellement Free Mobile, contre légèrement plus de 8 millions au dernier trimestre 2013, soit un gain de 595 000 clients. C’est à peine moins qu’entre les troisième et quatrième trimestres 2013, où l’opérateur avait acquis 605 000 nouveaux abonnés. Les trois mois précédents avaient quant à eux permis à Free de recruter 640 000 clients. Au rayon du chiffre d’affaires, il confirme sa croissance avec 369,6 millions d’euros enregistrés correspondant à 10 % de plus qu’au trimestre précédent. Pour comparaison, au troisième trimestre 2013, Free avait engrangé 321 millions d’euros. Le groupe s’en félicite : « L’excellente dynamique du Groupe vient confirmer la pertinence de la stratégie d’enrichissement de ses offres commerciales : lancement des services 4G, intégration de 50Mo de data dans l’offre à 2 euros, intégration de nouvelles destinations en roaming (Italie, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Autriche…) dans l’offre Free (19,99 euros / mois ou 15,99 euros / mois) et simplification de l’accès aux téléphones mobiles. » Quand fin 2013, Free indiquait compter 11 % des abonnés de l’Hexagone, il assure en détenir désormais 13 %.

 

La question Bouygues Telecom

Si Iliad se réjouit autant, c’est essentiellement pour avoir dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaires dès son premier trimestre, même si les trimestres précédents s’approchaient sérieusement de ce seuil symbolique. La tendance 2013 s’est d’ailleurs accentuée, la croissance du secteur mobile s’avérant plus rapide que celle du fixe, où la croissance est de mise, mais de 4 %. Pour Free Mobile, la tendance est toutefois ailleurs : l’heure est à l’investissement dans le réseau mobile 4G, où le déploiement de supports pèse sur les finances de l’opérateur, qui reste encore en-deçà de ses concurrents, avec un peu moins de 1300 supports actifs (sur les fréquences 2,6 GHz) sur les 14871 supports implantés sur le territoire.

Quand Orange, qui confirme par ailleurs dans un communiqué étudier l’offre, pourrait acquérir Bouygues Telecom, son parc pourrait s’accroître plus rapidement que prévu. De fait, il était question, lorsque Bouygues Telecom cherchait à acquérir SFR, que le troisième opérateur français cède une large partie de son réseau à Free Mobile. Si Orange venait à hériter de Bouygues, la problématique concurrentielle serait identique, et Free Mobile pourrait trouver là l’opportunité d’étendre son réseau propre extrêmement rapidement. Pour mémoire, on parlait il y a moins de deux mois d’un montant de 1,8 milliard d’euros, soit peu ou prou trois ans du loyer que verse actuellement Free à Orange pour se faire épauler de son réseau 3G.