La France se classe deuxième en nombre d’abonnés 4G en Europe, juste derrière l’Allemagne. L’ARCEP précise d’ailleurs que la France pourrait rapidement devenir leader de la 4G en Europe. Si le nombre d’abonnés 4G est un élément à prendre en compte, la couverture des opérateurs est l’élément primordial pour juger de l’utilité d’un réseau 4G. À ce niveau, tous les opérateurs ne sont pas égaux et l’Arcep publiera ce soir des chiffres précis.

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Lors des Assises du très haut débit qui a eu lieu hier, l’institut Idate a présenté le classement européen des opérateurs en nombre d’abonnés 4G. La France se place sur la deuxième place du podium, juste derrière l’Allemagne, avec respectivement à la fin de l’année 2013, 3 millions de clients contre 5,4 millions pour les Allemands. Sur la troisième marche, on retrouve la Suède avec 2,9 millions d’abonnés 4G puis le Royaume-Uni et ses 2,7 millions de clients. Depuis la fin de l’année, les chiffres ont évolué puisque l’Arcep parlait de 3,7 millions d’abonnés au 31 mars 2014. Le nombre d’abonnés est un bon indicateur pour connaître l’évolution de la 4G dans un pays, mais l’indicateur le plus parlant est tout de même le taux de couverture effectif.

Les taux de couverture réels

L’Arcep devrait justement publier ce soir, après la fermeture de la bourse, le taux de couverture des trois opérateurs français. L’occasion de vérifier les chiffres avancés par Bouygues Telecom, Orange et SFR avec respectivement 70 %, 69 % et plus de 40 % de population couverte en France métropolitaine. Mais selon Les Echos, les chiffres avancés par SFR ne seraient pas forcément justes comme nous l’expliquions hier. Free Mobile, pour sa part, n’a jamais annoncé de taux de couverture mais devrait se rapprocher de SFR au vu de son nombre d’antennes (1411 contre 1774).

En avance par rapport aux objectifs

Jean-Ludovic Silicani, président de l’Arcep, est tout de même confiant sur la capacité des opérateurs à remplir leurs objectifs fixés lors de l’attribution des licences 4G. Pour rappel, les opérateurs doivent couvrir 25 % de la population en 2015 et 60 % en 2019. Bouygues et Orange auraient donc déjà pris 5 ans d’avance sur le planning initial. En revanche, la France reste loin de certains pays hors de l’Europe comme les Etats-Unis avec 104,7 millions d’abonnés LTE (à ne pas confondre avec la 4G des USA qui fait en fait référence à la H+) mais réussit tout de même à se placer 6e au niveau international.

La qualité de service en ligne de mire

Après avoir bien implanté leurs réseaux, les opérateurs devront s’inquiéter de la qualité de service puisque l’Arcep a publié il y a quelques semaines un rapport accablant pour certains opérateurs avec des grosses différences (en terme de débit par exemple) entre les quatre acteurs hexagonaux. Il faudra réaliser ces opérations avant de s’engager sur la voie de la 4G+ qui permettra d’offrir des débits théoriques supérieurs (jusqu’à 300 Mbps dans le futur et 225 Mbps dans un premier temps).