Le mariage va donc (normalement) avoir lieu. En effet, l’Autorité de la concurrence a donné son feu vert aujourd’hui pour ce mariage. sous conditions.

Patrick Drahi, le patron d’Altice (société mère de Numericable)

Patrick Drahi, le patron d’Altice (société mère de Numericable)

L’Autorité de la concurrence a un objectif : ne pas perturber l’équilibre du marché, favoriser la baisse des prix tout en encourageant l’investissement. Cet organisme a donc scrupuleusement étudié le dossier de Numericable avant de donner son feu vert. Il reste encore quelques conditions à négocier, néanmoins le mariage devrait bel et bien avoir lieu.

 

Quelles conséquences ?

Numericable prend de gros risques avec cette acquisition. Certes, il s’agit du principal cablo-opérateur en France, néanmoins les enjeux sont énormes. Premièrement, Numericable a l’obligation de donner l’accès à son réseau « câblé » aux autres fournisseurs d’accès, comme en profitait jusqu’à maintenant Bouygues Telecom.

Numericable va devoir également céder le réseau cuivre de Completel, pour éviter un duo-pole pour les offres pros : SFR-Numericable et Orange.

Numericable a logiquement décidé d’investir massivement dans l’offre très haut-débit fixe. Nous devrions donc assister à un développement plus rapide des offres « fixe » et une baisse des prix. Pour le moment, seul Bouygues Telecom – coûte que coûte – a lancé une vraie offensive, avec un forfait ADSL/fibre sous les 20 euros par mois.

Côté mobile, on devrait rester pour le moment avec quatre opérateurs physiques. Il ne faut donc pas s’attendre à des changements importants des prix des forfaits mobiles. D’ailleurs, certains analystes ont annoncé de nouvelles baisses de prix dans les prochains mois.

Enfin, la conséquence immédiate : Numericable a annoncé une perte nette de 94,4 millions d’euros au troisième trimestre de cette année, contre un bénéfice de 12,8 millions pour la même période en 2013. Une conséquence directe du financement du rachat de SFR.