L’ARCEP vient d’autoriser Free à utiliser une antenne dans la bande des 1800 MHz dans la commune de Petit-Quevilly pour tester la 4G+ (ou LTE-Advanced) avec un débit théorique maximal de 187 Mbps.

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Le dossier de la 4G+ avance finalement pour tous les opérateurs. Alors qu’Orange, Bouygues Telecom et SFR ont déjà allumé leurs réseaux 4G+, Free Mobile n’a toujours pas goûté aux joies de cette nouvelle génération de réseau cellulaire qui devrait offrir, à terme, des débits de 300 Mbps voire de 450 Mbps avec la 4G de catégorie 10 pour laquelle Qualcomm a récemment annoncé un modem, le Gobi 9×45. Malheureusement, Free Mobile est actuellement dans l’impossibilité d’allumer son réseau 4G+ puisqu’il faut agréger plusieurs bandes de fréquences alors que l’opérateur n’en possède qu’une : celle des 2600 MHz. Pour pouvoir tester cette nouvelle technologie, l’ARCEP a autorisé Free Mobile a jouer avec une antenne dans la bande des 1800 MHz.

Ainsi, Free Mobile vient d’avoir l’autorisation d’exploiter l’antenne située au 15 rue Pablo Neruda à Petit-Quevilly (mais si, vous savez, les petits poucets de la Coupe de France en 2010). L’opérateur pourra mettre en service une porteuse dans la bande des 1800 MHz sur une largeur de 5 MHz. Couplée à une autre porteuse en 2600 MHz sur une largeur de 20 MHz, Free Mobile pourra tester la 4G+ à 187 Mbps (150 Mbps sur 2600 MHz et 37,5 Mbps sur 1800 MHz). Une opération qui n’est pas prête à être étendue au reste de la France pour Free Mobile.

En effet, il faudra attendre 2016 avant que Free n’obtienne l’autorisation d’exploiter la bande des 1800 MHz sur une largeur de 15 Mhz, donnant alors un débit théorique maximal de 262,5 Mbps. Par la suite, l’ARCEP attribuera, à la fin de l’année 2015, les fréquences 700 MHz aux opérateurs pour un déploiement effectif en 2018 ou 2019. D’ici là, on espère que les opérateurs prendront le temps de rendre leur réseau cellulaire davantage mature, notamment sur la 3G et la 4G, avant d’attaquer la 4G+.