Les communications officielles de la Commission Européenne en 2014 avaient de quoi faire rêver. Le nouveau paquet télécom voté en avril dernier prévoyait notamment la suppression du roaming au sein de l’Union Européenne d’ici décembre 2015. Ce serait aujourd’hui de l’histoire ancienne.

drapeau-europe

Les Echos rapportent aujourd’hui les informations ressorties d’un dîner informel organisé par le Commissaire européen en charge du numérique, et qui a convié ses homologues dans chacun des 28 membres de l’Union pour discuter réforme des télécoms. Entre questions de neutralité du Net et autres agendas numérique, l’épineuse question du roaming en Europe était au menu.

En avril 2014, la bonne nouvelle tombait : le paquet télécom alors décidé prévoyait que d’ici la mi-décembre 2015, les frais de roaming en Europe, concernant aussi bien les SMS et les appels que la très onéreuse data, passeraient à la trappe. Au premier juillet 2014, une étape intermédiaire avait été franchie, imposant une limite tarifaire aux différentes communications passées au sein de la zone européenne : le Mo de data ne devait pas excéder 20 centimes, les appels sortants, 19 centimes par minute, les appels reçus, 5 centimes la minute et les SMS, 6 centimes l’unité. Avant de passer, un an et demi plus tard, au prix facturé dans l’abonnement du mobinaute.

Le dîner d’hier, expliquent Les Echos, renseignés par un proche de l’affaire, s’est conclu sur une révision des beaux espoirs soulevés l’an dernier auprès des voyageurs intra-européens. Car au lieu de disparaître, les frais d’itinérance seraient finalement baissés d’ici le mois de juillet 2016. La minute d’appels sortants passerait ainsi de 19 centimes à 0,05 centime l’unité, soit un prix presque imperceptible pour l’utilisateur mais qui, rapporté aux longues heures d’appels cumulées au sein de l’Union, permettrait de conserver quelques sources de revenus pour les opérateurs. On ignore encore un point crucial dans l’affaire : ce qu’il adviendra des frais de roaming en matière de data, le pôle de dépenses le plus élevé pour les voyageurs au sein de l’Union Européenne. Le sort des SMS reste lui aussi à définir.