Le gouvernement tient à rappeler aux opérateurs leurs engagements quant à la couverture 3G des zones blanches. Le Premier Ministre veut d’ailleurs qu’elles n’existent plus d’ici la fin 2016.

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« Toutes les zones blanches doivent avoir disparu dans dix-huit mois ». Voilà donc ce qu’a déclaré le Premier ministre aux médias lors de sa visite dans l’Aisne. Manuel Valls veut même aller plus loin en « inscrivant dans la loi l’obligation pour tous les opérateurs de donner accès dans ce même délai, pas seulement à la 2G, mais aussi à la 3G. […] Il faut que tous les opérateurs s’engagent à mettre à disposition des solutions, pour un coût modique ». Et ce qui était prévu, c’est que les opérateurs déploient un « réseau 3G commun » afin de couvrir les quelques 2400 communes considérées en « zones blanches 2G » en 2010. Le projet de couverture devait prendre fin en 2013, mais seul un quart de l’objectif a été accompli, les opérateurs mettant des freins aux investissements pour cause de revenus insuffisants. Et surtout, ce ne sont pas des investissements prioritaires pour eux.

Les opérateurs que sont Bouygues Telecom, SFR-Numericable et Orange, montrent d’ailleurs du doigt Free qui a bouleversé le marché de la téléphonie avec des tarifs extrêmement bas. Ils ont par conséquent dû revoir leurs offres et faire une croix sur des profits accélérés. Une bonne excuse, ou une partie du moins, pour ne pas rendre prioritaire le déploiement d’un réseau 3G dans les zones blanches. Pourtant, Free s’est joint à eux dans ce projet avec un apport de 38 millions d’euros en 2011.

Les déclarations de Manuel Valls ne sont en tout cas pas anodines. Il faut savoir que le week-end prochain se tiendront les élections départementales, et que les habitants des communes en zones blanches seront appelées aux urnes.