Orange organisait ce matin l’un des shows qu’il aime à tenir une à deux fois par an, pour mieux mettre à plat ses ambitions dans le domaine du fixe et du mobile. Si l’opérateur renouvelle son identité visuelle et cherche à acquérir l’image d’une entreprise dans laquelle les employés se sentent bien, c’est essentiellement par le biais d’investissements, notamment dans l’univers mobile, qu’Orange vise à générer de la croissance.

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La conférence de ce matin, organisée par Orange, était essentiellement destinée aux investisseurs et autres partenaires. Elle a du moins été le théâtre de quelques annonces dans le domaine de la mobilité, et a permis à l’opérateur d’afficher ses intentions pour les années à venir.

Si l’on sait que d’ici 2016, une nouvelle LiveBox Internet sera disponible, après une annonce en septembre prochain, les horizons sont un peu plus flous dans le domaine du mobile pur. On sait qu’Orange proposera des services « First » d’ici 2016 à ses clients premium, par exemple pour leur fournir prestations d’installation ou des conseils d’experts, qu’une offre de banque mobile apparaîtra d’ici 2018 dans trois pays d’Europe, dont la France et l’Espagne, à la suite du lancement d’Orange Finanse en Pologne, fin 2014. Mais surtout, l’opérateur souhaite mettre en place un plan d’envergure : ce projet répond au doux nom de « Ma ville sans coupure ». Stéphane Richard, le PDG d’Orange, va un peu plus loin dans la poésie mobile : « Nous voulons aller jusqu’à créer de l’enchantement », lançait-il avant de détailler ses projets.

 

15 milliards d’euros d’investissements en trois ans

L’essentiel des projets d’Orange concerne la période 2015-2018, durant laquelle la firme compte investir 15 milliards d’euros dans le haut débit fixe et mobile afin notamment de tripler le débit de data moyen sur les deux types de réseaux. Pour le cas du mobile, il faut compter sur des objectifs clairs en termes de couverture : il s’agit de couvrir en 4G plus de 95 % de la population des pays dans lesquels Orange est présent, avec un réseau qu’il n’a « pas envie de partager » avec d’autres acteurs du milieu. À ce titre, sept nouveaux pays européens seront d’ailleurs équipés d’antennes 4G ces trois prochaines années. En marge du mobile, notez qu’Orange mise gros sur l’Internet des Objets, et compte pousser en avant ses solutions maison – son système Homelive compte à ce jour 10 000 abonnés – et jouer des objets connectés pour relier smartphone et téléviseur. On retrouvera ainsi « bientôt » en France le TV Stick de la marque, actuellement disponible en Roumanie seulement. En 2018, Orange espère que ses objets connectés compteront pour 1 milliard d’euros dans son chiffre d’affaires, et entend dès 2015 dépasser son CA global obtenu en 2014.

 

100 % du métro parisien couvert en 3G et 4G d’ici 2018

En marge d’objectifs strictement financiers, c’est bien la communication et la connexion au sein de la ville qu’Orange met en avant. Sa ville sans coupure répond à un objectif de couverture de l’espace urbain en extérieur évidemment, mais aussi à celle des transports en commun. Alors que la RATP a annoncé avoir repoussé à la fin 2017 la couverture totale de son réseau en 3G/4G, Orange abonde dans la même direction. Ramon Fernandez, à la tête de la division financière d’Orange, a ainsi précisé que l’opérateur couvrirait d’ici 2018 l’intégralité du métro et du RER parisiens en 3G et 4G, de même que 100 % des lignes de TGV seront équipées de la 4G. Cet objectif fait d’ailleurs écho au plan Net.SCF, lequel vise à couvrir les zones blanches sur ses lignes, et qui vise à déployer le WiFi dans les trains « à partir de fin 2016 sur trois lignes ».