Alcatel-Lucent, née en 2006 de la fusion entre Alcatel et Lucent Technologies, est un des leaders mondiaux de la téléphonie. Nokia avait fait une proposition hier pour le rachat du groupe français. L’offre du finlandais Nokia Networks vient d’être acceptée par les dirigeants, et saluée pour le gouvernement hexagonal.

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Alcatel, c’est une longue histoire, pas toujours française. Évidemment, nous sommes très loin de la petite entreprise créée en 1898. Aujourd’hui, il subsiste Alcatel-Lucent (né en 2006) et différentes divisions qui ont été cédées, comme Alcatel One Touch que vous connaissez, désormais dans le giron du chinois TCL Mobile.

Dans le marché des équipementiers, la bataille est difficile avec les grands groupes chinois, comme Huawei ou ZTE. Depuis 2010, les acteurs européens vivent un véritable « cauchemar » avec l’irrésistible ascension du chinois Huawei propulsé à la première place mondiale, devant le Suédois Ericsson, le Franco-Américain Alcatel-Lucent et le Finlandais Nokia Networks.

Face à cette concurrence, la fusion entre Nokia Networks et Alcatel-Lucent paraît donc logique. Même si les deux groupes réalisent le même chiffre d’affaires, le Finlandais est deux fois plus gros en Bourse (30 milliards d’euros de valorisation, contre 11 milliards) et le Franco-Américain vient de gager une partie de ses brevets pour obtenir un prêt de 2 milliards d’euros.

Concrètement, il s’agit d’une fusion. En effet, les actionnaires de Nokia devraient détenir 66,5 % du groupe et ceux d’Alcatel-Lucent 33,5 %, le montant de l’offre publique d’échange valorise Alcatel-Lucent à 15,6 milliards.

Le nouvel ensemble Nokia Networks et Alcatel-Lucent pèsera autour de 25 milliards d’euros, avec d’énormes moyens financiers, suite à la vente de la partie « téléphones » à Microsoft : de quoi se préparer au déploiement de la 5G dans les prochains mois. Le nouveau groupe devrait être connu sous le nom de Nokia Corporation, et son siège devrait être basé en Finlande. La fusion est prévue pour le premier trimestre 2016.