Le sujet des ondes magnétiques est brûlant dans le monde entier. Deux camps s’opposent : ceux pour qui les ondes sont néfastes et les autres, pour qui les ondes sont susceptibles d’être mauvaises pour la santé dans certains cas. Entre les deux, les pouvoirs publics ont instauré des seuils à ne pas dépasser, et l’ANFR est chargée de contrôler le territoire français. Le protocole destiné à mesurer les ondes n’a pas évolué depuis 2011 et l’ANFR veut donc le remettre au goût du jour.

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On connaît bien l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) qui nous livre chaque mois un point sur le déploiement du réseau des opérateurs mobiles en France. L’agence est également en charge de veiller au respect des limites réglementaires et de tenir à jour le protocole pour mesurer les champs électromagnétiques. Depuis le mois de février dernier, l’agence a un peu plus de pouvoirs dans ce domaine puisque de nouvelles missions lui ont été confiées et notamment celle de piloter un comité national de dialogue avec les parties prenantes pour tenter de résoudre certaines problématiques. Il était aussi temps de revoir le protocole de test, élaboré en 2011. Depuis, les réseaux ont évolué et il faut de nouvelles méthodes d’examen.

L’ANFR vient donc de lancer une consultation publique en vue de bâtir son nouveau protocole de test (disponible ici). Cette nouvelle version permettra de mesurer l’ensemble des ondes émises par les réseaux mobiles avec l’arrivée des nouvelles fréquences de la 4G. Les ondes émises par les réseaux 2G et 3G seront toujours mesurées. Le protocole va également évoluer pour la mesure des réseaux Wi-Fi. Actuellement, seuls les réseaux Wi-Fi aux normes 802.11 a/b/g sont mesurables. L’idée est de pouvoir rendre compatible le protocole avec l’ensemble des normes Wi-Fi et notamment les dernières 802.11 n/ac.

Enfin, l’ANFR va légèrement faire évoluer la mesure de la puissance maximale des antennes. Actuellement, les laboratoires mandatés par l’ANFR mesurent 6 minutes d’activité d’une antenne, représentant plus ou moins la moyenne du taux d’émission de la journée. Même si l’antenne n’émet jamais à son niveau d’émission maximal, il faut pouvoir contrôler ce chiffre pour être certain que la cellule ne risque pas de dépasser le seuil réglementaire. Pour cela, l’ANFR se base sur une extrapolation théorique commune pour toutes les antennes. Avec le nouveau protocole, cette extrapolation sera bien moins théorique puisqu’elle prendra en compte les caractéristiques de chaque cellule.

Si le sujet des ondes radio vous intéresse, nous ne pouvons que vous conseiller la lecture de l’excellent dossier paru dans le magazine Canard PC Hardware il y a trois ans mais toujours d’actualités. Le dossier aborde les risques (ou non) pour la santé des ondes électromagnétiques de manière scientifique mais accessible pour le plus grand nombre. Si, malgré la lecture du dossier, vous souhaitez vous protéger le plus possible des ondes radio, on peut vous conseiller l’application tawkon sous Android. Elle donne un indicateur du niveau de DAS de votre téléphone en temps réel et prodigue quelques conseils pour diminuer son exposition aux ondes.