Les quatre opérateurs mobiles français ont signé un accord dans lequel ils s’engagent à couvrir les dernières zones blanches françaises, que ce soit en 2G ou en 3G. Si les opérateurs mobiles ne tiennent pas leurs objectifs, ils pourront alors être sanctionnés par l’ARCEP.

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Alors que la communication des opérateurs mobiles s’axe toujours sur la 4G, de nombreux maires de communes sans couverture réseau ou téléphoniques se sentent délaissés, que ce soit de la part desdits opérateurs ou du gouvernement. Selon le ministère de l’Économie, il y a actuellement 160 communes identifiées qui ne bénéficient d’aucun service de téléphonie (2G) et 2200 communes qui ne disposent d’aucune couverture 3G. Des communes situées dans ce que l’on appelle les zones blanches. Le gouvernement a donc réuni les quatre opérateurs mobiles nationaux pour leur faire signer un accord dans lequel ils s’engagent à couvrir les communes sans réseau d’ici la fin 2016 pour la 2G et d’ici la mi-2017 pour la 3G.

Emmanuel Macron, le ministre des Finances, a également annoncé qu’il allait inscrire dans la loi Macron « un mécanisme permettant de couvrir les zones où, même lorsque le centre-ville ou le centre bourg est couvert, aucune réception n’est possible ». En d’autres termes, un moyen de faire en sorte que les opérateurs ne se contentent pas d’un service minimum. Le ministère de l’Économie précise également qu’il va mettre en place un guichet permettant aux communes jugeant leur couverture réseau insuffisante d’être identifiées et recensées. Ce guichet permettra alors à Bercy de « définir 800 sites prioritaires » représentant des « couvertures des zones d’activité économique à l’écart du centre bourg, d’un équipement public isolé ou d’une zone touristique dépourvue d’habitants, mais fréquentée ».

Dernier point, si les opérateurs mobiles ne tiennent pas les objectifs définis par cet accord, l’ARCEP pourra alors les sanctionner avec des amendes. Contraints, les opérateurs sont maintenant forcés de couvrir des zones jusque-là non rentables. Le communiqué de presse du gouvernement ne dévoile pas comment les opérateurs vont se répartir la couverture des zones blanches.