L’augmentation de la taxe Copé, évoquée par le gouvernement pour financer l’audiovisuel public, pourrait signifier le ralentissement du plan de couverture des zones blanches. C’est en tout cas le levier que la Fédération Française des Télécoms utilise pour faire pression sur l’exécutif.

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Les opérateurs sont mécontents, c’est le moins que l’on puisse dire. la Fédération Française des Télécoms (FFT), qui regroupe Orange, Bouygues Telecom et Numericable-SFR, a fait part de sa colère après les déclarations de Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, qui a évoqué la possibilité d’augmenter la « taxe Copé » afin de financer l’audiovisuel français. Ce passage de la taxe de 0,9 à 1,2 % (du chiffre d’affaires des opérateurs) pourrait rapporter gros, au moins 70 à 80 millions d’euros, à l’Etat.

Et cette augmentation de la taxe Copé pour les opérateurs pourrait avoir des répercussions sur les utilisateurs. Comme le signale Les Echos, la FFT a menacé de ralentir le programme de couverture des zones blanches, qui prévoit de les couvrir toutes d’ici 2017, et qui avait été décidé en échange d’une stabilisation de la fiscalité. La FFT considère donc que les termes de l’accord ont été modifiés et plancherait donc sur des moyens pour faire pression sur le gouvernement.

Ce matin, Orange s’est toutefois désolidarisé de l’idée de la FFT. Bruno Janet, le conseiller du PDG d’Orange, a expliqué sur les réseaux sociaux que « Orange respectera ses engagements pour les territoires Zones Blanches ».