Selon le Journal du Dimanche, l’ARCEP s’apprête à publier son rapport sur les investissements dans le très haut débit mobile. SFR serait pointé du doigt, à cause de son investissement trop faible dans le domaine de la 4G. Le contrat de mutualisation avec Bouygues Telecom pourrait être remis en cause afin d’accélérer le développement du réseau propre de SFR.

Crédit image : LeMedia05.com

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On sait depuis le mois d’octobre que l’ARCEP – le gendarme des télécoms – a prévu de jeter un œil au contrat d’itinérance entre Free Mobile et Orange, mais aussi sur le contrat de mutualisation des réseaux de Bouygues Telecom et SFR. Selon le Journal du Dimanche, l’ARCEP devrait dévoiler dans les prochains jours un rapport en lien avec ces contrats d’itinérance, puisqu’il porte sur les investissements des opérateurs pour le très haut débit mobile, la 4G.

Le régulateur se focaliserait sur SFR, deuxième en terme de part de marché, mais dernier en développement de son réseau, avec 4 535 antennes contre 5 164 antennes pour Free Mobile d’après l’ANFR, quatrième en parts de marché. SFR prend donc du retard et se laisse distancer par la concurrence alors que Free Mobile a envoyé un signal fort à l’ARCEP en repartant avec deux lots sur la bande 700 MHz contre un seul lot pour SFR. Le régulateur s’inquièterait donc du manque d’investissement de l’entreprise qui appartient à Patrick Drahi depuis un peu plus d’un an.

 

Le contrat de mutualisation pointé du doigt ?

Le manque d’investissement de la part de SFR pourrait provenir du contrat de mutualisation entre les réseaux mobiles de SFR et Bouygues Telecom. Ainsi, les clients de SFR peuvent profiter du réseau 4G de Bouygues Telecom qui couvre 72 % de la population contre 58 % pour celui de SFR. Justement, à la mi-décembre, l’ARCEP devrait publier un second document, qui se focalisera cette fois-ci sur les deux contrats d’itinérance actuellement en vigueur en France. L’ARCEP souhaiterait que l’itinérance de SFR sur les antennes de Bouygues Telecom cesse rapidement, mais que les deux opérateurs puissent tout de même mutualiser leurs infrastructures. SFR précise que les travaux pour cesser l’itinérance ont commencé l’année dernière et qu’ils prendront fin d’ici 3 ans.

L’ARCEP souhaiterait toutefois imposer des contraintes à SFR comme une obligation de couverture de population et des zones d’itinérance en 4G, fixée chaque année, avec ses propres antennes. On devrait en savoir plus dans les prochains jours.