D’ici la fin du mois de février prochain, la majorité des cabines téléphoniques françaises devraient disparaître des diverses communes où elles se trouvent. Face à des coûts de démantèlement élevé, une députée a demandé au gouvernement s’il était possible de les transformer en bornes WiFi.

cabine telephonique wikipedia

Et autant casser le suspens tout de suite, la réponse du ministère de l’économie est un si bel exemple de contournement de réponse qu’elle sera sûrement enseignée dans les plus prestigieuses écoles de langue de bois. Lorsque Mme Marianne Dubois, la députée du Loiret, demande si l’on ne pourrait pas transformer les 65 250 cabines téléphoniques restantes en France en bornes WiFi, le gouvernement esquive la question.

Sa réponse, à la fois longue et alambiquée se résume à rappeler pourquoi les cabines téléphoniques françaises disparaissent, par quoi elles seront remplacées (un réseau sans fil 2G) et ne se penche d’aucune façon sur leur transformation en borne WiFi. Une manière comme une autre d’écarter une bonne idée qui demanderait toutefois sûrement de l’argent, du temps pour passer des partenariats et une remise en cause partielle de la loi Macron.

 

La fin des cabines téléphoniques en échange d’une meilleure couverture réseau

Les cabines téléphoniques devraient presque totalement disparaître d’ici le 28 février prochain en France. Leur démantèlement est lié à la fin des zones blanches. C’est une contrepartie accordée à Orange par la loi Macron, qui avait jusqu’ici l’obligation d’installer et de maintenir des cabines téléphoniques sur l’ensemble du territoire. Orange avait alors pour obligation de maintenir une cabine téléphonique (ou publiphone) dans chaque commune et au moins deux pour les communes de plus de 1000 habitants. En échange, Orange, mais aussi les autres opérateurs s’engagent à couvrir les dernières zones blanches (sans réseau téléphonique 2G) en France d’ici la fin de l’année prochaine.