Depuis le début du mois de janvier, le Maroc bloquait la VoIP sur les réseaux mobiles. Depuis quelques jours, la VoIP passant des applications et logiciels tels que WhatsApp, Skype, Viber est désormais bloquée sur les lignes fixes. Une campagne de boycott virtuel a été lancée en réponse.

whatsapp call

 

Quoi de pire que des opérateurs téléphoniques jaloux d’une concurrence qui les dépasse ? Depuis le mois de janvier dernier, les Marocains doivent faire face à un bloquage complet de la VOIP passant à a fois par les réseaux mobiles et par les lignes fixes. Les Marocains ne peuvent ainsi plus passer et recevoir des appels en utilisant WhatsApp, Skype, Viber ou Facebook et sont forcés d’utiliser les services des opérateurs téléphoniques historiques que sont Maroc Telecom, Inwi et Méditel.

 

Des opérateurs protectionnistes et incapables de s’adapter à la concurrence

Ces trois opérateurs, justement, sont responsables de ce blocage. Ces derniers ont fait appel à l’ANRT (Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications), l’équivalent de l’ARCEP marocain pour bloquer la VOIP gratuite. Les arguments invoqués sont plus que douteux. L’ANRT, qui leur a donné raison, explique ainsi que « l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de télécommunications ainsi que la fourniture des services de téléphonie au public sont soumis au régime des licences ». Et que WhatsApp, Skype, Viber ou Facebook ne disposent d’aucune licence. Les opérateurs ont ainsi le droit de couper ces services sur le territoire marocain.

 

Une campagne de protestation sur Facebook

Cette décision est évidemment de la mauvaise foi. Maroc Telecom, Inwi et Méditel voient évidemment d’un très mauvais œil des services de VOIP gratuits qui grignotent inexorablement leurs marges. Les arguments des opérateurs ont d’ailleurs été largement démontés depuis. Ils retardent de surcroît le développement technologique du Maroc et isole sa population. Une décision hautement stupide, donc.

boycott facebook operateur telecom maroc

En réaction, une campagne de boycott virtuelle a été lancée. Plus précisément, une campagne de « dislike » a été lancée sur Facebook. Elle appelle les internautes à ne plus aimer les pages Facebook des opérateurs téléphoniques nationaux marocains. Actuellement ces derniers ont perdu en moyenne 7 %. Un acte pour le moment symbolique, mais qui traduit l’impopularité d’une telle décision.