Voyant l’imminence du rachat de Bouygues Telecom par Orange, et des tractation imposées par l’autorité de la concurrence avec les deux autres opérateurs, les syndicats de Bouygues commencent à se manifester. Et de montrer leurs craintes quant à l’avenir de ses salariés.

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Le rachat de Bouygues Telecom se rapproche à grands pas, si l’on en croit les informations sorties sur l’affaire durant le weekend dernier. On s’attend donc, si l’opération a bien lieu, à la répartition des actifs de Bouygues entre les trois autres opérateurs : ils seraient partagés entre Orange et SFR en termes de clients, tandis que les antennes de Bouygues iraient tout droit chez Free Mobile. Pour trouver un terrain d’entente, les opérateurs se laisseraient jusqu’à la fin mars.

La CFDT prend les devants

Comme le rapportent Les Échos, l’imminence d’un accord ne va pas sans inquiéter les salariés de Bouygues Telecom, dont l’avenir reste encore très incertain. Nos confrères rapportent ainsi qu’une délégation CFDT du troisième opérateur français s’est ainsi rendue auprès du Ministère de l’Économie ce matin, afin de faire part de leurs craintes. Celles-ci concernent naturellement l’emploi, notamment en cas de cession des boutiques de Bouygues Telecom à SFR, aujourd’hui même épinglé par la CFDT qui lui reproche la suppression de 450 postes entre novembre 2015 et décembre 2015.

Chez Bouygues, la CFDT annonce avoir procédé à un sondage auprès de 1000 employés. Le résultat que le syndicat fournit est sans appel : 95 % des interrogés indique préférer être intégrés à Orange, plutôt que de travailler pour SFR ou Free Mobile. Malgré les critiques essuyées ces dernières années par l’opérateur historique, qui a connu quelques vagues de suicides décriées, la réputation des conditions de travail confortables offertes par Orange semble perdurer.